Blackout du Net en France

Archive pour la catégorie ‘Logiciel libre’

L’OTAN impose Microsoft et les backdoors de la NSA au ministère de la Défense ? | April

Paris, le 17 avril 2013. Communiqué de presse.

 

Ce mercredi 17 avril 2013, le Canard enchaîné a publié de nouvelles révélations sur le contrat « OpenBar » entre Microsoft et le ministère de la Défense actuellement en cours de négociation. Révélées initialement par PC INpact le 5 février 2013, ces décisions, prises dans le plus grand secret et critiquées par le rapporteur de la Commission des marchés publics de l’État, seraient donc favorisées par l’OTAN. L’April réitère ses demandes au Premier ministre qu’une vraie cure de désintoxication soit appliquée au ministère de la Défense. L’association s’inquiète des multiples dangers pour la sécurité nationale qu’un tel contrat peut représenter, ainsi que des risques de voir d’autres ministères lui emboîter le pas. Enfin, elle demande que toute la lumière soit faite sur les conditions de négociation de ce marché. (suite…)




Installer une Canon MP 640 sous Fedora 15 x64 bits

Ayant eu un peu de mal à trouver une procédure pour installer les drivers pour mon imprimante, je vous décris ici la marche à suivre. Cette page est inspirée d’un article en anglais sur l’installation de la MP640 sous OpenSuse 11.1 x64 disponible ici http://the-dragons-nest.co.uk/?p=93.

Cette procédure convient pour tous types de connexion : USB, Wifi ou LAN. On a minimisé les lignes de commande afin de rendre la manipulation le plus aisée possible pour les débutants un peu perdus. Les plus habitués à la ligne de commande

(suite…)




USB3…Linux en tête !

Linux sera (est) le premier OS a supporter la norme USB3. En attendant que les noyaux mis à jour soient intégrés dans les distributions, vous pouvez dès maintenant utiliser du matériel à la norme USB3, pour celà il vous faudra cependant compiler votre noyau en suivant les instructions publiées par Sarah Sharp sur son blog.

Alors que le support de l’USB sous Linux posait vraiment des problèmes au tout début, cette rapidité de prise en charge de l’USB3 démontre une nouvelle fois que GNU/Linux est maintenant un système d’exploitation tout à fait mature et qui, grâce à la communauté, dispose d’une avance technologique tout à fait sensible sur ses concurrents qui devront encore faire patienter un peu leurs utilisateurs.

L’USB3 est compatible avec les anciennes normes et s’annonce comme au moins dix fois plus rapide que l’USB2, pour atteindre un taux de transfert de 4,8Gbits/seconde (600 Mo). Ce taux est atteint en utilisant une fibre optique en complément des habituels conducteurs en cuivre. Après Fullspeed pour l’USB1.1 et Hi-Speed pour l’USB2.0, le petit nom de l’USB3 est SuperSpeed.

Jo.




Chrome disponible sous Linux.

Google vient de publier un « .deb » de Chrome pour Linux (32 ou 64 bits). Il s’agit encore d’une version instable et de nombreuses fonctions ne sont pas disponibles (navigation privée, etc…). Cependant a en croire les premiers à l’avoir testé Chome serait deux fois plus rapide que Firefox et même un peu plus rapide que Safari 4.

Les packages sont par ici.

Les sources sont par là.

Si vous le testez, merci de laisser un feedback en commentaires.

Jo.




Tryo…à la droite des jeunes UMP.

Dans un petit billet publié récement je soulevais le problème de la pétition en faveur de l’HADOPI signée, sans doute à la va-vite, par 10 000 « artistes » (en fait bcp d’ayants droits par héritage).

Je m’interrogeais déjà sur la présence de nombre de signatures d’artistes étiquetés voire revendiqués à gauche.

J’ai toujours du mal à rester dans l’interrogation et j’ai donc commencé à contacter les artistes que j’écoute et dont je suis surpris de trouver le nom sur cette pétition. En premier lieu j’ai donc contacté le groupe Tryo, ceux qui se vantent de n’avoir que la gauche dans leurs concerts, pour leur poser la question. Je suis passé par le site officiel et le webmestre très courtois m’a fort aimablement répond. Voici une transcription de nos échanges :

Bonjour,

Je suis un vieil amateur de Tryo, j’apprécie au plus haut point votre sens de la création musicale et vos textes, j’ai plusieurs de vos albums en CD (officiels) et je pense vous voir bientôt en concert pour la première fois dans ma ville (l’occasion pour moi de chanter « désolé pour hier soir » le lendemain du concert).

Je suis un internaute sensibilisé à la liberté d’expression autant sur Internet qu’à travers les œuvres et j’accorde une importance fondamentale à la création et à la diffusion des richesses culturelles.

Je ne vous cache pas que je vois en la Loi HADOPI de grands dangers  pour la libre circulation des richesses culturelles et la liberté d’expression sur Internet.

A ma grande surprise, j’ai vu le nom de Tryo apparaitre sur une pétition diffusée par la SACEM et présentée comme une liste des artistes soutenant la Loi HADOPI. Comme je trouve que ce texte de Loi est par bien des points fondamentalement contraire aux idées que j’ai cru percevoir dans vos textes, je souhaiterais connaitre votre position réelle sur cet ensemble de textes liberticides (justice sans juge, fichage, filtrage, sites labellisés seuls accessibles sur les bornes publiques, interdiction de fait du « partage libre » des connections par imputation d’une responsabilité des actes d’autrui au titulaire de l’abonnement Internet…).

Dans l’attente de votre réponse je vous adresse mes salutations les plus respectueuses et vous remercie pour le travail que vous accomplissez pour la culture et, à travers elle, pour la société toute entière.

Jo

Ci-dessous, la réponse du webmestre :

Bonjour,

Je prend connaisse de votre mail, je vous remercie de l’intérêt que vous portez au groupe.
Je travaille avec celui-ci et dans ce cadre, pouvez-vous me communiquer cette pétition ? A défaut un lien ?

Cordialement
Christophe

Je ne vous cache pas que j’ai cru un moment que Tryo n’avait pas signé cette pétition et que donc l’honneur des jeunes artistes de gauche était sauf…j’ai donc répondu :

Bonjour Christope,

Merci de votre réponse.

La pétition est diffusée par la SACEM sous forme d’un PDF téléchargeable à cette adresse :
http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/contentView.do?contentTypeId=2&contentId=536899202&programId=536899201&pageTypeId=536880186

Le nom de Tryo apparait en page 40 (classement alphabétique).
Il semble que plusieurs artistes apparaissent sur ce document à leur insu…est-ce aussi le cas de Tryo ? Une pétition bidonnée par la SACEM serait une manipulation extrêmement nuisible au débat démocratique, surtout sur un texte aussi polémique.

Il y a six mois déjà l’UFC-Que Choisir, qui n’est pas connue pour être un groupuscule de pirate, avait publié une critique très pertinente de ce projet de loi, leurs observations restent valables. Le pire est que ce texte ne s’occupe pas que de reproduction illicite d’oeuvres protégées par le droit d’aureur mais prépare une véritable métamorphose d’Internet afin de brider les possibilités de diffusion et publication accordées par ce média qui en font aujourd’hui un espace de sauvegarde de la liberté d’expression. Par ailleurs cette Loi rend juridiquement dangereux l’utilisation de logiciels et systèmes d’exploitation libres, dont je suis utilisateur et défenseur, comme l’a très bien fait remarquer l’April.

Merci de l’attention que vous portez à ma requette, HADOPI repasse à l’assemblée fin mars/début avril et nul ne peut douter qu’Albanel utilisera tous les moyens pour parvenir à faire adopter ce texte.

Saluez amicalement les membres du groupe de ma part.

Jo

Mais voilà que je recevais presque tout de suite après une réponse d’une entité appelée « l’équipe Tryo.com », réponse à mon premier message :

Bonjour,

La loi Hadopi ne s’oppose pas à la libre circulation des fichiers libres. de droit.
Elle n’est pas parfaite mais pour la première fois, elle ne risque pas de mettre des gens en prison ou d’infliger d’énormes amendes.
Elle est loin d’être parfaite mais c’est le moins pire qu’on nous ai proposé.
Et enfin, en cas d’injustice (il est clair que cela arrivera) il sera toujours possible de saisir facilement et gratuitement un juge de proximité.

Et rappelons, qu’avant la sanction extrême de la suppression de la ligne, de nombreux avertissement permettront à l’internaute de soit se mettre en conformité avec la loi, soit faire valoir sa bonne foi en cas de contestation.

Amicalement,
L’équipe tryo.com

Suivi d’un réponse à mon deuxième message par le Christophe qui avait répondu fort aimablement à mon premier message :

Johan,

Je me permet de revenir vers vous et vous confirme que Tryo a signé cette pétition et défend les droits d’auteurs.

Cordialement
Christophe
N’ayant pas vu ce message (étourderie quand tu nous tiens) j’avais préparé une réponse au message de l’équipe « Tryo.com » :
Bonjour « L’équipe tryo.com« ,

Avec un peu de retard : hier j’avais quelques pavés à user.  😉

Je suis désolé : je ne voulais pas partir dans un débat pour/contre la Loi HADOPI, je souhaitais juste savoir si :
– Le groupe Tryo avait effectivement signé cette pétition ?
– Le groupe Tryo soutenait, comme l’affirme cette pétition, la Loi HADOPI et demandait à la représentation nationale de l’adopter ?

Je débattrais volontiers du texte mais serons-nous capables de débattre sereinement ou juste de nous envoyer des affirmations contradictoires et parfois caricaturales ? Vous trouverez ci-dessous quelques réponses à vos premières affirmations. J’espère qu’elles ne feront pas obstacle à la transmission aux membres du groupe de mes interrogations ci-dessus.

Très amicalement,

Johan.

PS: Je ne suis pas contre la protection des oeuvres car, entre autres, je ne souhaite pas que n’importe qui puisse faire n’importe quoi avec mes propres créations. Je cherche juste une façon efficace de les protéger tout en protégeant aussi le public et la liberté.

________

« La loi Hadopi ne s’oppose pas à la libre circulation des fichiers libres. de droit. »

Pas frontalement c’est certain, c’est par contre un dégât collatéral qui a été complètement négligé dans le choix des moyens d’action mis en œuvre :

La Loi HADOPI prévoit comme moyen de lutte contre la contrefaçon, ou plutôt de prouver son innocence, le verrouillage complet du P2P (très judicieux, à l’heure où l’on ne télécharge quasiment plus ni films ni musique en P2P) par l’installation de logiciels labellisés (cahier des charges ? financement ? « risque » de corruption ?) fermant les ports de connexions utilisés par les logiciels de P2P. Les statistiques d’usage du P2P sont en baisse constante depuis plus d’un an.

Les fichiers libres de droits bénéficient énormément de cette technologie sans laquelle celui qui souhaite mettre son travail à disposition doit trouver un financement pour assurer la disponibilité de ses fichiers. Je mets moi-même un peu de mes créations en ligne (Créative Common) grâce à une offre payante mais le coût de diffusion de gros fichiers ou de fichiers très sollicités n’est pas supportable par celui qui mets gratuitement son contenu à disposition. Aujourd’hui je n’ai pas de moyen de faire du streaming autre qu’en P2P, avec mon contenu ou du contenu libre. Je partage d’ailleurs gratuitement à cet instant précis plus de 50 Go de contenu libre de droits (GPL, Créative common) quand mon hébergement payant ne me permet pas d’en stocker le 10ième.

La Loi HADOPI n’est pas faite pour gêner la diffusion des contenus libres de droit, mais en faisant l’amalgame entre plate forme de P2P et viol du droit d’auteur elle se trompe de cible et nuit à un mode diffusion basé sur le partage. Plutôt que de lutter contre le viol du droit d’auteur, elle lutte contre le partage, ce en quoi elle est fidèle à l’orientation politique du gouvernement qui en est l’auteur.

Concernant l’utilisation des systèmes d’exploitation libres, les amendements prévoyant la portabilité et la publication des sources des logiciels « troyens » labellisés ont été refusés. Ils sont donc de fait ontologiquement incompatibles avec un environnement libre.

Je dispose, sur mon réseau personnel, de sauvegardes de fichiers tout à fait privés et confidentiels. Il est hors de question qu’un logiciel dont les sources n’ont pas été publiées tourne sur mes machines. Si je n’ai pas installé le fameux « troyen » labellisé HADOPI, je n’ai plus de moyens « homologués » pour prouver avoir suffisamment sécurisé ma ligne et n’avoir pas téléchargé d’oeuvres protégées.

Qui va devoir investir dans le dévelopement et la labellisation d’un logiciel open-source de bridage et de contrôle à distance ?

Quand à fournir « mon » disque dur…j’aimerais bien que l’on me précise combien je devrais en fournir…tout mon réseau ? Mon serveur ? Mes stations de travail ? Mes PDAs ? Mon routeur ? Mon imprimante ? Qu’en sera-t-il de mes machines virtuelles ? Comment vais-je pouvoir assurer la disponibilité de mes fichiers si mon équipement doit être saisi pour prouver mon innocence quand « thepiratebay » ou n’importe quel farceur aura publié une liste tirée au hasard comportant les 4 numéros qu’on appelle mon IP ?

________

« Elle n’est pas parfaite mais pour la première fois, elle ne risque pas de mettre des gens en prison ou d’infliger d’énormes amendes. »

C’est faux, les sanctions prononcées par l’HADOPI ne se substituent pas aux procédures pénales. L’explosion du nombre de constations (1000/jours selon les prévisions officielles) amèneront forcément plus de gens devant les tribunaux, même si les traitements judiciaires ont davantage de chances de ne concerner que les plus gros abuseurs. En comparaison aujourd’hui quasiment personne ne passe au tribunal et ne va en prison pour avoir partagé…

La Loi HADOPI n’abroge aucun des dispositifs prévus précédemment, elle crée juste un nouveau délit de « non protection de son accès internet » permettant d’inventer la responsabilité du fait d’autrui. Si autrui pirate ma connexion pour télécharger du contenu protégé, c’est mon abonnement qui sera suspendu, pas le sien car c’est de ma responsabilité, je suis le titulaire de l’IP attachée à l’abonnement. Et celà est incontestable, c’est la force de ce projet de Loi : à défaut de trouver le coupable, elle trouvera toujours quelqu’un à sanctionner.

________

« Elle est loin d’être parfaite mais c’est le moins pire qu’on nous ai proposé. »

Elle marche à reculons.
Elle veut maintenir en place un système obsolète à la seule fin de garantir les montages financiers des éditeurs et distributeurs.
Beaumarchais à révolutionné la création en la dotant d’un « droit » pour la protéger de la matérialisation (imprimerie), ce droit s’est révélé assez bien adapté pendant toute l’histoire de la matérialisation de la création, après l’imprimerie est venu l’enregistrement audio, puis le cinéma.
Ensuite il a commencé à montrer ses limites avec la radiodiffusion, première forme de dématérialisation (plus de support physique pour transporter l’oeuvre), et les conflits autour des radio libres dans les années 70. Avec quelques patchs elle a pu protéger encore un peu la création et la rémunération des artistes, mais bien moins que la rémunération du contenant.

Le modèle économique induit par la matérialisation de la culture impose une rémunération de l’auteur par le commerce du contenant (le support physique, le packaging, la com). Le contenu (l’œuvre écrite, sonore, visuelle) ne se valorise plus qu’a travers son contenant (livre, CD, DVD). Mais l’ère du contenant est dépassée.

Internet et un réseau mondial ou diffuseur et auditeur traitent de pair à pair, ce qui favorise le partage des moyens et contributions nécessaires à la diffusion (serveur perso, P2P), il est urgent d’inventer un nouveau mode de protection et de
rémunération de la création. Un modèle économique en phase avec la dématérialisation de la richesse culturelle.

La disparition du contenant, diminue le coût pour le public, laisse une plus grande marge pour la rémunération de l’artiste et force l’industrie à se transformer si elle veut/doit survivre (syndrome du maréchal ferrant).

Un nouveau moyen de maintenir une situation injuste ne peut jamais être considéré comme « moins pire » puisqu’il permet de perpétuer un système qui devrait disparaître au plus vite, un système qui rémunère mieux le fabriquant/distributeur de contenant que l’auteur du contenu.

Elle institue un fichage supplémentaire aux mains d’acteurs privés.
Elle privatise la recherche de la preuve (sociétés d’ayants droit ou société privées mandattées par elles) ce qui impose des besoins de rentabilité, d’où des concession à attendre sur la qualité des procédures.
Elle instaure comme preuve une donnée très facilement falsifiable : l’adresse IP, j’attends avec impatience les messages d’avertissements adressés à des ayants droits, des ministères, des sites d’artistes ou des imprimantes en réseau.

Les techniques actuellement en vogue au niveau du téléchargement illégal d’oeuvres protégées ne sont pas du tout concernées par la Loi HADOPI, rien sur les newsgroups, rapidshare et mégauploads entre autres…ces techniques ainsi que le P2P crypté et décentralisé assurent à cette loi d’être aussi inefficace que dangereuse et liberticide.

Avec l’augmentation des débits disponibles, de nombreux titulaires d’accès commençaient à partager non pas des fichiers mais leur connexion, un routeur WiFi d’occasion dans la DMZ et il devient possible laisser un bout de sa connexion en accès libre. Ce geste solidaire est très pratique pour celui de passage qui veut lire ses mails ou en envoyer sans avoir besoin de payer un abonnement « 3G ». Après HADOPI cette pratique sera de fait illégale puisqu’elle consiste à laisser volontairement sa(une) connexion non sécurisée. Voilà comment une mauvaise et inefficace protection du droit d’auteur peut tuer une initiative solidaire. Un ami me répondait il y a peu à propos de son WiFi non sécurisé : « si ça me coute pas plus cher et que ça permet à un pauvre gus d’avoir internet »…j’ai du lui répondre « avec les nouvelles lois soutenues par les artistes tu n’aura plus le droit de laisser les gens utiliser ce que tu les laisse prendre sans que ça te coute plus cher », il m’ a répondu fort judicieusement « c’est con »…

______

« en cas d’injustice (il est clair que cela arrivera) il sera toujours possible de saisir facilement et gratuitement un juge de proximité. »

La loi HADOPI utilise le même principe de présomption de culpabilité que les radars automatiques, il s’agit exactement du même modèle de sanction : contrôle automatisé (à ceci près que l’identification par l’IP est infiniment moins fiable que celle par la plaque d’immatriculation du véhicule), intervention humaine minimale, magistrats tamponneurs à la chaine (8 magistrats pour 1000 actions par jour si mes souvenirs sont exacts), le titulaire de l’abonnement remplaçant celui de la carte grise…vous avez déjà essayé de contester un PV de radar automatique ?

Les moyens prévus par la Loi de prouver son innocence (la présomption d’innocence est pourtant généralement considérée comme un fondement de la démocratie) ne sont ni fiables (IP), ni accessibles à tout les utilisateurs (notamment d’OS libre et/ou un peu exotiques).

Quand au blocage des ports de communication utilisés par les logiciels de P2P on a vu qu’il n’était pas la solution non plus car il gène la diffusion de contenu libre en plus de ne pas être efficace.
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« Et rappelons, qu’avant la sanction extrême de la suppression de la ligne, de nombreux avertissement permettront à l’internaute de soit se mettre en conformité avec la loi, soit faire valoir sa bonne foi en cas de contestation. »
Dans le texte à l’heure actuelle, seul le premier avertissement (par mail) est obligatoire (et à la charge du FAI) et l’accusé réception n’est pas mentionné. Bonjour les soucis pour ceux qui n’ont pas maintenu à jour leurs informations auprès de leur FAI, qui ont changé de compte mail et ne l’ont pas mentionné.
Le deuxième envoi (le postal) est facultatif.
Les délais judiciaires risquent de faire aboutir les procédures alors que la « sanction » aura été purgée depuis longtemps, le recours n’étant pas suspensif.

Vous avez déjà essayé de contester un PV de radar automatique ? (bis) 😉

Si la procédure de mise en conformité avec la Loi est un blocage de mon client Transimssion (les ISO des dernières distribs sont de plus en plus lourds et toutes les distributions ne sont pas diffusés avec les moyens de Cannonical), ou l’installation d’un logiciel incompatible avec mon OS (mes en fait), je me retrouve en insécurité juridique. Pour rappel : je paye déjà une taxe sur les supports physiques qui me servent à archiver ou diffuser mes créations !

_______
Il reste enfin tout ce qui ne concerne ni la création, ni le P2P et qui a été glissé dans cette loi fourre-tout…

Bon comme je n’avais pas vu la réponse au moment de la rédaction de ce courrier un peu long, j’ai donc répondu au mail me confirmant que Tryo soutenait l’HADOPI :
Bonjour,

Merci pour votre réponse. Je ne l’avais pas vue de suite et j’ai envoyé une réponse à un autre mail de « l’équipe Tryo.com ». Pardon pour ce message qui se trouve donc être inutile.

Cordialement,

Johan

Ex-fredonneur, ex-auditeur, ex-spectateur, pour finir : ex-consommateur.
Voilà, je n’écouterais et ne financerais plus le groupe Tryo.
Comme le ministériel terme de « riposte graduée » le laisse entendre nous sommes entrés dans une guerre, « riposte » est un terme guerrier. Cette guerre oppose les partisans de l’accès le plus large à la culture, de la liberté, du partage, du respect de la vie privée, de la justice aux intégristes de la propriété et de la rentabilité financière.
Je ne puis me résoudre à soutenir financièrement les soutiens de mes ennemis, ceux qui tous les jours dans ce pays bafouent les libertés individuelles et ce qui reste d’humanité dans la population. Il serait temps d’accorder les actes, fussent-ils des signatures, avec les paroles, fussent-elles celles de chansons.
Tryo n’est sans doute que le premier d’une longue liste d’artistes que je m’apprête à dorénavant ignorer complètement. Un artiste qui place l’argent que je pourrais lui donner avant les idéaux portés par son oeuvre ne me considère pas comme un spectateur ou un auditeur mais comme un consommateur.
C’est d’autant plus dommage que dans le même temps on voit bien que les jeunes UMP, pour lesquels je n’ai jamais eu la moindre considération, sont eux capables d’ouvrir suffisament les yeux sur cette insulte à la liberté, l’égalité, la fraternité qu’est la loi HADOPI.
Tristement,
Jo.




Le spyware imposé par l’Hadopi sera incompatible avec le logiciel libre



Société 2.0 –


D’après le texte du projet de loi Création et Internet, les internautes qui protègent leur accès avec les outils de filtrage labellisés par l’Hadopi pourront s’exonérer de toute responsabilité s’ils sont sanctionnés. Mais pour s’assurer que les filtres sont bien activés, le gouvernement prévoit d’instaurer une communication permanente entre le logiciel et un serveur central. Selon les professionnels du logiciel libre, c’est imposer de fait une obligation d’installer des logiciels propriétaires.



L’APRIL, qui défend le logiciel libre en France, s’inquiète des conséquences du projet de loi Création et Internet dont « une des finalités est d’imposer des logiciels propriétaires de filtrage sur le poste client« .


L’association s’appuie sur un rapport communiqué par le Conseil Général des Télécommunications (CGTI) au ministère de la Culture, et présenté par Jean Berdinau, l’actuel secrétaire général de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques de Protection (ARMT), appelée à devenir la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi). Dans ce rapport, le CGTI indique que la loi vise à « mener à bref délai une expérimentation portant sur le filtrage sur le poste client synchronisé avec un serveur central« .


Il préconise ainsi en substance d’établir une communication permanente entre l’ordinateur et l’Hadopi, pour que l’Hadopi puisse savoir à tout moment si l’outil de filtrage qu’elle impose était activé ou non au moment de l’infraction présumée (voir à ce sujet notre article du 27 cotobre 2008). La loi prévoit en effet d’exonérer ceux qui ont installé des solutions de filtrage sur leur ordinateur, mais encore faut-il avoir la possibilité de démontrer qu’ils étaient installés et activés au moment où l’accès à Internet était prétendument utilisé pour pirater.


« Plus clairement, estime l’April, il s’agit de faire installer un mouchard filtrant sur les ordinateurs de tous les internautes qui craignent de se voir accuser par l’HADOPI, soit parce qu’ils sont incapables de sécuriser leurs bornes wi-fi, soit tout simplement parce qu’ils sont conscients que l’adresse IP n’est pas une donnée qu’ils peuvent sécuriser« .


L’April accuse Jean Berdinau de relayer « les demandes surréalistes des lobbies du divertissement, faisant par là même le jeu des éditeurs de systèmes propriétaires que sont Microsoft et Apple et plus généralement de l’« informatique déloyale » du « Trusted Computing Group »« , dont l’objectif est « la prise de contrôle à distance de l’ordinateur de l’utilisateur« .


« Voudrait-on rendre les logiciels propriétaires obligatoires qu’on ne s’y prendrait pas mieux« , redoute l’association. « Il serait en effet absurde de prétendre filtrer les communications d’un utilisateur de système libre. « Logiciel Libre et dispositifs de contrôle d’usage, de surveillance et de filtrage fermés sont ontologiquement incompatibles. Comme cela a été maintes fois expliqué lors des débats sur la loi DADVSI, sur un système libre, l’utilisateur a le contrôle de sa machine et peut neutraliser tout mécanisme visant à le contrôler ou à le surveiller. »


Si la loi est adoptée en l’état, « les utilisateurs de systèmes libres se retrouveront dans une insécurité juridique discriminatoire intolérable« .


L’April appelle donc « tous les citoyens attachés au Logiciel Libre » à contacter leur député, « pour qu’ils s’opposent au déjà disproportionné projet HADOPI« .


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Allez encore une bonne raison de choisir les logiciels libres…

Jo




Dites non aux brevets logiciels et dites le fort…

Si vous êtes utilisateur, concepteur ou développeur de logiciel libre alors votre site se doit de comporter la bannière qui vas bien :

stopsoftwarepatents.eu petition banner

Un petit extrait :

Notre pétition a pour objectif d’unifier les voix d’européens, associations et entreprises préoccupés par les brevets logiciels et d’appeler les responsables politiques en Europe à stopper les brevets logiciels par le biais de clarifications législatives.

Et si vous n’avez pas de site internet, signez tout simplement la pétition !




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