Blackout du Net en France

Faut-il sauver l’église Saint-Jacques ?

C’est la question que se pose actuellement la municipalité d’Abbeville, dans la Somme, au sujet de ce bâtiment même pas classé. En effet l’église Saint-Jacques menace de s’effondrer…la volonté divine ne suffisant à la maintenir debout.

Nicolas Dumont, le maire sans doute encore en train de draguer les voix bigotes pour son parti, les régionales approchent, avoue son penchant pour le « oui », mais juste par principe. Un oui de principe…pas de principe laïc ou républicain, peut-on se dire. Un oui en tout cas estimé entre 5 et 10 millions d’euros, pour un budget municipal d’investissement de 21 millions. A l’heure ou Abbeville est frappée par un terrible manque d’emploi, on appréciera les priorités de l’édile. La sauvegarde de l’emploi à Abbeville passera après la sauvegarde des lieux de cultes en perdition tant au niveau du bâtiment que de la fréquentation.

Une autre solution envisagée serait de ne conserver que le clocher (mais n’est-ce pas le plus lourd ?) et d’y accoler un équipement culturel. Une dépense qui n’est pas encore chiffrée mais dont on peine à imaginer le montant. Les chômeurs ayant du temps libre, ils pourront ainsi se cultiver à moins qu’ils ne soient contraints de cultiver les légumes qu’ils ne peuvent plus acheter.

La troisième solution serait de raser cette église chancelante pour un coût estimé à 3 millions d’euros. La destruction de l’édifice ferait courir des risques aux bâtiments environnants et l’appréciation de ce risque demande avant tout de fort coûteuses études.

Une solution qui n’est apparue à personne serait de faire gratuitement de ce lieu un équipement culturel. En effet : quelle meilleure démonstration de l’impuissance divine et de la sottise de la crédulité chrétienne que l’effondrement de cet ouvrage dédié à un dieu qui s’il existait nous prouverait là son désintéressement de l’amour que lui portent ses fidèles moutons (ou brebis, je ne sais plus). Un tout petit investissement et assurément une base de réflexion utile à tout ceux qui pensent encore que le doute reste permis.

Une dernière solution, à laquelle personne ne semble avoir pensé, serait de revendre à l’église cet édifice qui tend de moins en moins vers le ciel. A charge pour elle ensuite faire le nécessaire pour le maintient en équilibre du bâtiment. Cette solution permettrait de plus à la ville de trouver un financement pour la sauvegarde d’un monument à mon sens bien plus important et situé lui aussi sur le territoire de la commune.

Vers Wikipédia

Vers l'aricle de Wikipédia.

Le monument érigé à la mémoire du Chevalier Labarre est en effet menacé par l’affaissement des berges du canal de la Somme. Plutôt que de choisir la solution la moins chère, mais aussi la moins respectueuse, qui consiste à déplacer le monument ; Abbeville trouverait dans la dernière solution les moyens nécessaires au renforcement et à la stabilisation des berges du canal, sauvant par la même le monument érigé à la mémoire de celui qui fut condamné aux pires supplices par la volonté de l’église et grâce à la diligente complicité de l’état français.

Malheureusement il semble que la France, une fois de plus, nous prouve par la décision d’une municipalité pourtant classée à gauche que la n’est plus une valeur digne d’être défendue, même par les élus qui se prétendent représentants des progressistes.

En tout cas la décision sera prise avant la fin de l’année assure le maire, à l’issue d’une grande concertation. Mon petit doigt me dit que nous aurons l’année prochaine une raison de plus de participer à la marche dédiée au souvenir du Chevalier Labarre, qui semble décidément ne pas évoquer grand chose pour les abbevillois.

Jo.


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