Blackout du Net en France

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La liste des cinéastes opposés à l’Hadopi s’allonge



Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, les langues se délient du côté des artistes pour dénoncer le projet de loi Création et Internet que Christine Albanel avait à coeur de présenter au nom de « tous les artistes », avant son rejet par l’Assemblée Nationale jeudi matin.


Après la publication lundi d’une tribune au vitriol contre la riposte graduée dans Libération, et après que le producteur Paulo Branco l’a défendue sur France 3 à une heure de grande écoute (et ouvert un blog pour l’occasion), la liste des cinéastes signataires s’est allongée. Il a suffit que quelques premiers courageux osent mettre fin à l’omerta dans la petite mafia cinématographique pour que d’autres les rejoignent enfin.


Christine Ablanel, qui avait pris de haut l’appel citoyen de ces 13 artistes, voit un front se dresser devant elle, qui pourrait encore s’agrandir d’ici la deuxième lecture à la fin du mois. La liste compte désormais 29 noms, soit presque autant que les 37 cinéastes qui s’étaient réunis à l’Odéon pour défendre l’Hadopi, et que brandissaient fièrement la ministre de la Culture.


On notera parmi les nouveaux venus le nom de Jean Sainati, ancien délégué de l’Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle. Tout un symbole à lui tout seul :


Victoria Abril (actrice)
Chantal Akerman (réalisatrice)
Agathe Berman (productrice)
Paulo Branco (producteur)
Catherine Deneuve (actrice)
Louis Garrel (acteur)
Yann Gonzalez (comédien)
Clotilde Hesme (actrice)
Christophe Honoré (réalisateur)
JP Limosin (acteur)
Chiara Mastroianni (actrice)
Zina Modiano (réalisatrice)
Gael Morel (réalisateur)
Eva Truffaut (artiste cinéaste, ayant-droit de François Truffaut)
Brigitte Rouan (réalisatrice)
Françoise Romand (réalisateur)
Laurence Ferreira Barbosa (réalisateur)
Santiago Amigorena (réalisateur)
Jeanne Balibar (actrice)
Luc Wouters (SRF)
Jean Sainati (ex délégué de l’ALPA général de 88 à 2002)
Pierre Cattan (producteur)
Gilles Sandoz (producteur
Pascal Verroust (ADR productions)
Timothy Duquesne (auteur)
Agnès de Cayeux (auteur)
Nathalie Chéron (directrice de casting)
Gis?le Rapp-Meichler (cinéaste)
Sylvain Monod (producteur, cinéaste)


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Et les gagnants sont…

Big Brothers Awards 2009 - France

Big Brothers Awards 2009 - France

  • Le ministre du budget, Eric Woerth,
  • Bertrand Delanoë et Christophe Caresche,
  • La Mutualité française,
  • La Caisse nationale d’allocations familiales,
  • Frédéric Lefebvre,
  • Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur,

L’intégralité des résultats et les dossiers complets sur le site en cliquant sur l’image.




Si la solidarité devient un délit…

le site

le site

Nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Tel est l’appel à la mobilisation pour demain mercredi 8 avril 2009.

En effet, dans la France de Sarkozy la solidarité devient un délit. Là ou nous critiquions l’individualisme érigé en valeur, l’état institue l’altruisme en faute. Quand notre devise est autant bafouée l’article 35 doit être appliqué :

Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Cette journée de solidarité est donc à part entière une journée de défense et d’application de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.




Le président PS de la région centre se prononce pour la censure.

Sur le nouvel obs

Sur le nouvel obs

Les président PS de la région Centre à demandé que le rappeur en difficulté avec les femmes soit déprogrammé du Printemps de Bourges…

On doit donc comprendre que cet homme politique, François Bonneau, aussi principal de collège est pour la censure.

Le PS n’ayant manifesté aucune intentin de se désolidariser de cet élu, il apparait donc que que le PS est aussi pro-censure…




Liste des artistes et leur position concernant HADOPI

Parce qu’il faut bien que se trouve quelque part une liste qui permet aux auditeurs attachés à la liberté, le respect de la vie privée ou encore à l’intégrité des systèmes d’information, la neutralité du réseau et/ou au partage de savoir qui ils peuvent promouvoir et soutenir et inversement de savoir qui joue contre leurs valeurs et apporte son soutien à ceux qui veulent les détruire.

Les « artistes » vendus qui soutiennent HADOPI :

  • Tryo, confirmation reçue
  • Jean FERRAT, signataire de la pétition, pas de réponse au mél
  • Matmatah, signataire de la pétition, pas de réponse au mél
  • Merci de m’apporter toutes infos permettant de compléter cette liste

Cette liste n’est exhaustive, elle ne concerne que les artistes qui ont perdu mon respect et ma clientèle, la liste complète peut être téléchargée sur cette page (lien consulter la liste). Pour ma part j’ai décidé de ne plus les financer d’aucune manière car il m’est moralement impossible de soutenir ceux qui par cet acte de soutien à un projet liberticide se sont rangés dans le camp des ennemis des valeurs citées plus haut.

Les vrais artistes qui s’opposent à HADOPI :

Cette liste non plus n’a rien d’exhaustif, vous trouverez ici les artistes dont j’apprécie le travail et qui se sont prononcés contre HADOPI, cette liste a valeur de recommandation d’achat.




Indochine : « nous n’avons signé aucune pétition défendant l’Hadopi »

Fièrement, la ministre de la Culture Christine Albanel a brandit à l’Assemblée Nationale à plusieurs reprises la pétition de la Sacem qui assure que 10.000 artistes sont favorables au projet de loi Création et Internet, ce qui justifierait de mettre tout en oeuvre pour l’adopter, y compris contre le respect des droits de la défense. Parmi les noms listés dans cette pétition figurait celui du leader du groupe Indochine, Nicola Sirkis.

Or, comme nous l’ont signalé plusieurs lecteurs, le groupe dément. « Contrairement à ce qui est annoncé sur certains sites (j’aimelesartistes) soutenant la loi Hadopi, Nicola Sirkis et Indochine ne soutiennent en rien cette loi et n’ont signé aucune pétition la défendant« , explique Indochine sur son site officiel. « La position du groupe et de Nicola a toujours été très claire sur ce sujet« .

Ca n’est pas le premier quiproquo du genre, puisque déjà DJ Cut Killer s’était élevé contre l’exploitation de son image sur le site Jaimelesartistes.fr, alors qu’il n’est pas favorable à la riposte graduée, contrairement à ce que laissait croire le site de propagande du ministère de la Culture.

On ne s’étonnera pas de voir arrriver sur la pétition des noms d’artistes qui ne soutiennent pas la répression contre le piratage par la suspension des abonnements à Internet. Lorsque la Sacem a lancé sa pétition, Numerama avait en effet pointé du doigt la méthode, en parlant de « pétition faussée« . Le texte de la pétition ne parlait pas du tout du contenu du projet de loi, puisqu’il se contentait du message suivant : « Mesdames et Messieurs les parlementaires, pour assurer la juste protection de leurs droits et le respect de la valeur de leur travail, pour concilier les atouts d’Internet et la diversité musicale, les artistes, les créateurs et tous les acteurs de la filière de la musique soutiennent le projet de loi « Création et Internet ». Ils vous demandent solennellement d’adopter ce projet de loi« .

Il est donc possible que Nicola Sirkis ait souhaité « assurer la juste protection » de ses droits et du « respect de la valeur de leur travail« , et même « concilier les atouts d’Internet et de la diversité musicale« , sans réaliser que ce qu’on lui demandait de signer visait à avertir et condamner massivement des internautes, sans preuve, sans moyen de défense, et sans rémunération supplémentaire pour les artistes. Indoche assure toutefois n’avoir rien signé du tout, pas même une pétition faussée.

Lors de la précédente pétition de la Sacem, pour la loi DADVSI, des artistes s’étaient déjà plaints d’apparaître sur la pétition pro-DADVSI de la Sacem sans avoir mémoire d’avoir signé quoi que ce soit. Selon une source proche du dossier, certaines maisons de disques s’étaient contentées de faxer d’office la liste de leurs artistes pour les ajouter à la pétition, sans les consulter au préalable. On ne peut toutefois pas croire que la maison de disques de Nicola Sirkis, Sony Music, a eu recours à ce genre de procédés contestables pour la pétition sur l’Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Après DJ Cutkiller et Indochine combien d’autres fausses signatures sur cette pétition ? Déjà que vu les réponses aux mails Tryo n’a visiblement rien compris à la question posée…




La citation du jour

« Ce serait aller loin que de demander aux moteurs de recherche de sur-référencer certains sites labellisés, cela constituerait une forme de censure. »

Google




L’échelle de Riester…

Après L’échelle de Richter qui mesure les t énergies libérées dans les différents séismes, il y a maintenant en matière Politique l’échelle de Riester, échelle de, méthode de classement de l’intensité ou magnitude d’une absurdité en matière de législation d’Internet. L’échelle de Riester, a été utilisée la première fois le 31 mars 2009 par député français Patrick Bloche (PS) pour classer les bétisses et approximations émises par le rapporteur Franck Riester ( UMP) lors des débats à l’assemblée nationale sur l’Hadopi, une loi pédagogique de flicage des internautes. Elle peut par extension recouvrir toutes les déclarations gouvernementales déconnectées (Lefevbre, Albanel, Morano etc…) de la réalité des technologies …..

ABANEL :

  • « Quant au disque dur, c’est un élément de preuve que le téléchargeur illégal pourra adresser à l’HADOPI. (…) Au bout du long processus qui aboutit à la sanction, le disque dur fait partie des éléments de preuve : je ne vois pas où est le problème ». (à vendre : preuves d’innocence)
  • « Quant aux logiciels libres, lorsque l’on achète un pack Microsoft avec Word, Excel, Powerpoint, qui ne sont pas des logiciels libres (Rires sur les bancs du groupe GDR), il existe des pare-feux, des logiciels de sécurisation ; mais les logiciels libres peuvent aussi être assortis de pare-feux. (Rires sur quelques bancs du groupe UMP.) Ainsi, au ministère de la culture, nous utilisons le logiciel libre Open Office, et un logiciel de sécurisation l’accompagne. Les éditeurs de logiciels libres fournissent les pare-feux, et même des pare-feux gratuits. » Merci d’avertir les développeurs de OOo pour les avertir que la ministre de culture à implémenté un filtrage par protocole et par ports dans OOo.

Frédéric LEFEBVRE :

  • « si nos prédécesseurs avaient capitulé, comme ils le font, devant certains problèmes de technologie, par définition appelée à évoluer au service des usagers, notre pays n’aurait plus de production cinématographique ou musicale propre. » On est tellement convaincue de l’efficacité des textes précédents qu’on s’étonne qu’un nouveau soit rédigé aujourd’hui. Les prédécesseurs en question auraient mieux fait de TENIR COMPTE de « certains problèmes de technologie ». Les artistes qui contribuent à Jamendo apprécieront de rien créer d’après Monsieur LEFEBVRE.




L’auteur de LogP2P et HADOPI ?

Hadopi : interview d’un chasseur d’adresses IP

Peer-to-Peer –

La loi Création et Internet prévoit d’avertir de sanctionner automatiquement les internautes dont l’adresse IP est collectée sur les réseaux P2P. Mais qu’en pensent les spécialistes de la chasse aux infractions ? Nous avons interrogé Frédéric Aidouni, l’auteur du logiciel LogP2P utilisé par la gendarmerie et des services de police dans plusieurs pays pour détecter les échanges de contenus pédophiles. Il n’est pas tendre avec le projet de loi…

Numerama : Comment fonctionne concrètement la détection des adresses IP utilisées pour pirater des contenus sur Internet ?

Frédéric Aidouni : Tout dépend du protocole utilisé. Par exemple sur eDonkey, les fichiers sont reférencés par une clé, presque unique. Dans le cas de recherches massives, c’est elle qui est utilisée. On commence donc par créer une liste des clés que l’on recherche, puis on recherche les potentiels diffuseurs des fichiers associés à ces clés. Partant de cette liste de potentiels diffuseurs, il convient de vérifier auprès de chacun d’eux s’ils diffusent réellement les fichiers recherchés, c’est-à-dire qu’il faut les télécharger. Puis il faut les valider, les écouter ou les visionner, selon le type de média.

Il existe des technique de « validation automatique » mais j’ignore leur valeur juridique.

Dans le cas d’une hypothétique mise en oeuvre de l’Hadopi, il y a fort à parier que les enquêteurs se concentreront sur les diffuseurs massifs, car valider l’ensemble des fichiers potentiellement diffusés à un instant est l’affaire de plusieurs années… Et le système évolue à chaque minute.

L’Université de Washington est parvenue l’an dernier à faire accuser des imprimantes en réseau en injectant leur adresses IP dans des trackers BitTorrent. The Pirate Bay a également menacé d’injecter des adresses au hasard sur ses trackers. N’y a-t-il pas un risque de faux positifs sur les outils de détection utilisés par les ayants droit ?

Les risque de faux positifs sont faibles si les contenus sont récupérés (c’est-à-dire téléchargés, ndlr) et validés. J’insiste sur le fait qu’établir une liste de diffuseurs potentiel n’est pas suffisant. Je pense que le téléchargement lui même ne constituant qu’un commencement de preuve, la simple liste apparait comme un commencement de commencement de preuve… pas grand chose en fait.

S’agissant des injections de faux positifs, cela ne constitue que le début de la riposte. Qui peut être décisif si la loi indique qu’une liste de diffuseurs est suffisante. Il serait amusant que les utilisateurs de systèmes d’échanges pair-à-pair mettent en oeuvre des techniques que les ayants droit ont tenté d’utiliser il y a quelques années…

Quel impact peut avoir l’exigence de télécharger le contenu sur chacune des adresses IP pour éviter les faux positifs, en terme de coût et/ou de volume d’interception des adresses IP ?

C’est colossal. Tout dépend du mode opératoire utilisé par les enquêteurs, mais de toutes les façons il convient de télécharger des contenus pour valider le constat d’infraction. Or comme je l’ai dit, tenter de télécharger tout ce qui semble être diffusé est hypothétique, et de toute façon il n’en reste pas moins qu’au final, il faudrait saisir et analyser les disques (pour être certain de la culpabilité, ndlr).

Au moment où une adresse IP est interceptée, l’utilisateur peut-il avoir la certitude que le contenu qu’il télécharge est bien le contenu qu’il souhaite, ou peut-il télécharger un contenu contrefait en pensant télécharger autre chose ?

Cela arrive tous les jours. Il existe meme des sociétés qui possèdent des batteries de clients eMule/eDonkey qui diffusent des fichiers au nom « alléchant » dont le contenu n’est en fait qu’une publicité pour des services payants.

Le seul moyen d’éviter les faux-positifs est de valider à la fois la source et le contenu. En l’occurence, c’est ce que fait LogP2P depuis décembre 2002…

En cas de faux positif, le ministère de la Culture propose aux internautes de fournir leur disque dur comme preuve de leur bonne foi. Que pensez-vous de cette proposition ?

C’est absurde. A la fois parce-qu’elle est contraire aux usages puisque l’utilisateur n’a pas à prouver qu’il est innocent, mais plutôt qu’il n’est pas coupable. Ensuite parce qu’une infime fraction des utilisateurs d’ordinateurs sait ce qu’est un disque dur. Le reste des utilisateurs sait ou connait quelqu’un qui sait effacer toute trace.

Logp2p est-il déjà utilisé directement ou indirectement par des ayants droit, ou pourrait-il l’être dans la mise en oeuvre de la riposte graduée ?

Non, et oui. Mais non, ce ne sera pas le cas dans l’avenir. LogP2P vit sa vie depuis quelques années déjà, dans le cadre strictement de la lutte contre la diffusion de contenus à caractère pédo-pornographiques. Il vaudrait mieux demander à ceux qui l’ont financé et en détiennent les droits de diffusion, Action-Innocence, une ONG … Suisse. Car en France, on prefère financer la protection des majors.

C’est d’ailleurs amusant que le financement d’un développeur pour réaliser ce type d’outil a coûté beaucoup moins cher que la campagne de communication du projet Hadopi. CQFD

En substance, tout cela ne tient pas debout. On ne voit jamais passer dans les motivations chiffrées des ayants droit qu’un seul nombre, la baisse globale. Jamais la ventilation par genres musicaux, par réalisateur ou producteur. Est-ce que tout cette masquarade ne ressemble pas furieusement à un caprice d’épicier incompétent ? Ces épiciers au bras long se sont tirés dans le pied dans les années 1980, en sortant le premier lecteur de CD connectable à un ordinateur, sans envisager une seule minute les conséquences. J’ai ouvert des huitres hier soir qui étaient sacrement plus visionnaires ! N’importe quel observateur appellerait cela une erreur de gestion.

Alors il va y avoir des contre-mesures. Peut-être contournées. Jusqu’au moment où n’importe quel utilisateur de système d’échange de fichiers pair-à-pair sera anonyme. Les surcoûts en terme d’anonymisation seront gentiment absorbés par les infrastructure de transport comme la fibre optique. Les diffuseurs de vidéos de viols de bébés seront désormais sereins, et qui sait, peut-être cet anonymat permettra-t-il à des réalisateurs en herbe de laisser libre court à leur envie de « films à la maison ». Merci l’Hadopi.

Merci Frédéric

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Nos députés et nos artistes feraient mieux de se renseigner auprès de vrais professionnels, on les avait pourtant prévenus que les majors ne comprenaient strictement rien à Internet.




Attention l’illégal est partout !

On s’en doutait…nos dirigeants aiment le pognon, c’est leur valeur, la seule l’unique. Les débats sur l’HADOPI le montrent bien M. Riesterl’a encore affirmé hier : « Une offre légale c’est une offre qui permet que les ayants droit et les créateurs soient rémunérés, et selon des critères et des conditions qui seront définies par décret en Conseil d’Etat« . Donc les sites qui proposent de la musique libre avec l’autorisation des auteurs ne sont pas des offres légales. L’auteur ne peut donc plus décider de la façon dont sera divulguée son oeuvre (la base du droit d’auteur), c’est le conseil d’état qui le décide !

Le pire n’est jamais décevant.

Jamais cette citation ne m’avait parue aussi vraie… Pour un ou deux kopeck de plus ils sont prêts à vendre même ce qui ne leur appartient pas : notre liberté, merci les 10 000 vendus.

Hadopi : l’Assemblée adopte la labellisation et le filtrage

Au terme d’un débat très animé entre l’opposition et une partie de la majorité, les députés ont adopté mardi l’amendement 50 au projet de loi Création et Internet présenté par le rapporteur Frank Riester, contre lequel s’était élevé Google. L’amendement instaure un label pour les offres légales, commerciales ou non, que pourront demander les sites qui souhaitent bénéficier d’un blanc seing accordé par l’Hadopi. Il prévoit également que l’Hadopi favorise leur référencement, et mette en place des expérimentations de filtrage, sans le contrôle de l’Arcep.

M. Riester a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un label qui sera décerné aux sites volontaires, qui fourniront les éléments permettant de vérifier leur légalité. « Une offre légale c’est une offre qui permet que les ayants droit et les créateurs soient rémunérés, et selon des critères et des conditions qui seront définies par décret en Conseil d’Etat« , a-t-il précisé. Selon Christine Albanel, « c’est un peu comme les plages pour la pureté de l’eau qui vont demander à avoir un label « plage ceci »« .

Les députés de l’opposition et le centriste Jean Dionis du Séjour se sont élevés en vain contre cette idée. « Seule une autorité judiciaire peut décider ou non de la légalité d’une offre. Donner ce rôle à une Haute Autorité indépendante est une dérive inacceptable« , a condamné Patrick Bloche, qui a demandé comment concrètement sera faite la labellisation. Va-t-on labelliser des sites ou des contenus ? Comment seront faites les mises à jour ? Comment sera labellisé un portail qui afficherait à la fois des offres légales ou illégales ?

« On réintroduit le ministère de la Propagande qui va metre son petit tampon officiel sur les sites autorisés« , a pour sa part estimé le socialiste Didier Mathus. Le communiste Jean-Pierre Brard a même estimé que Frédéric Lefebvre, présent dans l’hémicycle le temps de s’assurer que la labellisation soit bien adoptée par la majorité, était « le fils spirituel de Leonid Brejnev« .

Malgré les demandes insistantes des députés, le gouvernement et le rapporteur ont refusé de toucher à l’alinéa de l’amendement 50 qui prévoit de l’Hadopi « veille à la mise en place ainsi qu’à l’actualisation d’un système de référencement des (offres légales labellisées) par les logiciels permettant de trouver des ressources sur les réseaux de communications électroniques« .

« On ne va pas rentrer dans les algorithmes de Google, évidemment« , a tempéré Franck Riester, sans accepter de clarifier son amendement sur ce point.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




La liberté dérange…

La tentation est toujours grande pour les gouvernants de choisir ce qui est de la culture et ce qui n’en est pas. Voilà une des raisons pour lesquelles le p2p est l’ennemi des gouvernements totalitaires. Si il est toujours facile de s’en prendre à un webmestre ou une plateforme pour leur demander de supprimer ceci ou cela, il en va tout autrement quand un fichier est disponible en des centaines de milliers d’exemplaires sur les réseaux d’échange.
HADOPI, plus que la protection des rentes de l’industrie de la culture, c’est la volonté de filtrer Internet afin d’en soustraire tout ce qui n’est pas politiquement correct ou économiquement porteur. HADOPI c’est le premier pas pour transformer Internet en un média aux ordres (ils diront en ordre), un média comme les autres, presse, télés, radios…
Moi je peux pas supporter ce type et je pense que même si il a souffert rien ne justifie les paroles de son « rap », rien ne les excuse. Par contre je me refuse à ce qu’un gouvernement définisse ce qui fait partie de la culture et ce qui n’en fait pas partie, ce qui a droit d’être sur Internet et ce qui ne peux pas s’y trouver. Sinon on fera comment pour se moquer de la Chine ?

A propos de cette affaire…

Le rappeur misogyne OrelSan pourra-t-il être interdit par l’Hadopi ?

Société 2.0 –

La secrétaire d’Etat Valérie Létard a annoncé à l’Assemblée Nationale qu’elle souhaitait faire disparaître la chanson Sale Pute du rappeur OrelSan d’Internet. Mais comment ?

A l’occasion des questions au gouvernement, la secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité Valérie Létard a fait part mardi de son indignation face à la chanson Sale Pute du rappeur Orelsan, particulièrement violente à l’égard des femmes. Le titre a fait le buzz sur Internet la semaine dernière, et l’occasion était trop belle pour taper encore sur Internet, accusé de permettre la diffusion de telles chansons qui auraient été rapidement supprimées des ondes lorsque les radios et les télévisions étaient les seuls médias capables de faire connaître des tubes.

Valérie Létard a ainsi fait savoir que le gouvernement a contacté Dailymotion et Youtube vendredi pour leur demander de supprimer la chanson de leur service. Mais les deux prestataires se sont contentés de l’interdire aux moins de 18 ans. « Les hébergeurs hésitent à dire que nous sommes bien en présence d’un contenu illicite« , s’est agacée la secrétaire d’Etat, qui a annoncé que le gouvernement allait saisir le Procureur de Paris pour instruire l’affaire et décider si oui ou non les paroles de la chanson sont légales.

Elle a, surtout, fait savoir son désir de faire disparaître la chanson d’Internet.

« Internet est un espace de liberté formidable, mais ça n’est pas une zone de non droit« , s’est écriée Mme Létard, dans un discours qui était du pain béni pour Christine Albanel.

Mais ces propos démontrent les risques que pose l’Hadopi et les mesures de filtrage qu’elle pourra imposer à tous les foyers connectés à Internet.

L’Hadopi pourra-t-elle, dans le cadre du filtrage imposé sous le prétexte de la lutte contre le piratage, bloquer l’accès à des chansons ou d’autres contenus qui choquent, mais qui ne sont pas encore déclarés illicites ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Rapport Hadopi : le piratage en ligne a détruit 10.000 emplois… fictifs ?

Une très bonne critique du rapport HADOPI a redécouvrir sur RWW par Fabrice Epelboin :

résumé :
Le « Rapport Hadopi » n’est ni plus ni moins qu’une opération d’intox – reprise en coeur dans les média début novembre – menée par l’industrie de la Culture et destinée à influencer le parlement, qui doit voter la loi Hadopi en janvier prochain. C’est une chose de le dire, c’est autrement plus long à démontrer. Pour cela, il va vous falloir lire la suite… Désolé pour la taille de ce billet…

Lire la suite

Au delà du talentueux démontage des conclusions falacieuses du fameux rapport, je souligne tout particulièrement les problématiques soulevées par Fabrice dans sa conclusion…et si c’était là la véritable raison d’être d’HADOPI ?

La loi Hadopi ne serait-elle pas que le premier volet d’une longue série qui instaurera, petit à petit, amendement après amendement, au gré opportuniste d’événements savamment mis en scène ou théâtralisés, une véritable dictature moderne, faisant d’Orwell un prospectiviste plus qu’un auteur de fiction, et dont le seul but est le maintien d’un système économique devenu, de toutes évidences, un peu obsolète ?

A méditer…




Big Brothers Awards 2009

Cliquez pour accéder au site

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La prochaine cérémonie de remise des prix, 9ème du genre, aura lieu le samedi 4 avril 2009 à La Parole Errante / Maison de l’Arbre, 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil (métro Croix de Chavaux, ligne 9).

– Pas de réservation préalable, ouvert à tous. Participation de soutien suggérée à l’entrée, prix libre.
– A partir de 19h : sélection de courts métrages, « Les Ecrans sécuritaires » (1h15 environ – programme bientôt disponible).
– Cérémonie / Orwell Party : début des festivités à 20h30.
– Pour tout autre renseignement, merci de contacter les BBA par mail en priorité (infobbafr(arobase)bigbrotherawards.eu.org).

Affiche 2009 : conception Vincent Perrottet (voir son site).

Liste des nominés

Pour la « mention spéciale », j’aurais bien proposé la liste des 10 000, pour leur contribution apportée à l’entreprise de fichage généralisé des internautes et à leur mise sous surveillance permanente pour essayer de gagner un ou deux euros de plus…




Partager n’est pas voler.

La loi HADOPI est fondée sur une méconnaissance irresponsable des principes fondamentaux du monde numérique. Cet aveuglement coupable est partagé par le législateur et les nouveaux moines copistes qu’il défend. L’objectif de la loi, qui est de dissuader le partage d’œuvres entre particuliers, part du postulat que « pirater tue », que « télécharger c’est piller », en somme que le partage est assimilable à du vol. Ce mensonge sera inévitablement, à l’instar de la loi HADOPI et de ses défenseurs, balayé par l’Histoire.
La suite…




Les artistes français sont les pires…

Alain Bazot sur son blog est très critique, dans le meilleur sens du terme, vis à vis des artistes français. Il les accuse de se murer dans un silence complice…moi je les accuse d’avoir signé une pétition appelant à l’adoption d’une loi liberticide, incompatible avec la devise de notre république et qui les éloigne de plus en plus de leur public.

Loi Création et Internet : le silence complice des artistes français !

Madame Albanel a raison : il faut regarder ce qui se passe dans les autres pays d’Europe pour prendre la mesure de la pertinence du projet de loi Création et Internet. La comparaison est très instructive… Elle ferait ainsi même mentir Talleyrand qui affirmait « Quand je m’observe, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure ».

(…)

C’est pour cela que j’invite tous les artistes, par respect pour leur public qui dépense toujours plus pour soutenir les artistes qu’ils aiment, à s’exprimer. Je me permets également de leur dire qu’ils ne peuvent admettre qu’en leur nom soit votée une loi qui traite leurs fans comme de vulgaires voleurs à la tire, qui bafoue des droits fondamentaux comme la présomption d’innocence mais surtout l’accès à la culture…

Lire le billet dans son intégralité

Je me joins à votre appel cher Monsieur Alain Bazot. Artistes français réveillez votre cerveau ! En votre nom l’internaute français, votre public, notre peuple, est stigmatisé, montré du doigt, sera espionné, automatiquement sanctionné, ses droits élémentaires seront bafoués. Son tort ? Ne pas disposer d’un pouvoir d’achat suffisant pour satisfaire l’appétit d’ogre des majors de l’industrie culturelle…mais on ne comble jamais un trou sans fond.

Artistes français cessez d’être complices !




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