Blackout du Net en France

Posts Taggués avec ‘censure’

Le rappeur qui fait scandale…

Un rappeur inconnu (et qui aurait du et pu le rester !) est en passe de devenir une célébrité du fait même de ceux qui se disent ses détracteurs.

Orelsan, à commis un des pires textes de rap qui n’ait jamais été écrit. Une histoire de machisme mal placé, de possessivité, de jalousie, de violence, de mépris et d’injures. Une histoire ou un sombre connard se croit autorisé à punir une femme infidèle. Ce « titre » fut depuis longtemps ignoré par tous les gens à peu près sains d’esprit que compte notre pays (mes lecteurs et moi…).

Mais les associations de défense des femmes, battues ou non, jamais à court d’une mauvaise idée ont décidé de s’en prendre à « l’auteur »…par la voie des médias ! C’est à dire d’assurer la pub et la promo de cette merde « chantée ».

Au premier rang nous retrouvons bien sûr « ni putes, ni soumises » cette association qui se prétend féministe tout en discriminant par sa seule raison d’être et son nom celles qui font commerce de leurs charmes et celles qui renoncent à leur pouvoir de décision, soit les plus en danger d’entre elles.

Et voilà toutes les bonnes âmes de cet acabit que peut contenir notre pourtant beau pays de s’élever d’une seule voix pour réclamer la censure et la déprogrammation de cet « artiste ». Les mêmes qui froncent à peine le sourcil quand un curé étanche à la vérité (pléonasme) prétend devant ses ouailles et les médias que les préservatifs ne sont pas étanches au virus du SIDA.

Moi c’est la connerie que des fois j’aimerais censurer même si je m’y refuse. Car, avant tout, je dois vous dire mesdames et messieurs les censeurs de tout bord : « Je vomis votre morale de merde ! ». Votre morale qui vous conduit à placer la liberté d’expression plus bas que votre « modèle » patriarcal et anachronique de monogamie et d’exclusivité sexuelle. Les rappeurs misogynes à deux balles et vous ne valez pas mieux les uns que les autres.




Listes de filtrage : une descente de police contre Wikileaks



Société 2.0 –


Au moins 11 agents de police allemands ont perquisitionné cette semaine le domicile de Theodor Reppe, le propriétaire du nom de domaine allemand du site d’investigation Wikileaks. Ses administrateurs pensent que la raison de cette descente réside dans la publication des listes de sites censurés dans plusieurs pays, au moment où l’Allemagne (comme la France) réfléchit elle-même à un mécanisme de censure du web piloté par l’Etat.



Les autorités de police allemandes ont effectué une perquisition mardi au domicile de Theodor Reppe, le titulaire du nom de domaine Wikileaks.de, rattaché au célèbre site d’investigation basé en Suède. Selon les documents dévoilés par Wikileaks, la police recherchait des preuves d’un délit de »distribution de contenus pornographiques« . Le site n’héberge pourtant aucun contenu pornographique ou pédophile, mais il a publié récemment des listes censées rester secrètes de sites censurés en Australie, en Thaïlande, et au Danemark. Le site pense que c’est ce qui a conduit à la perquisition.


En diffusant ces listes, Wikileaks a choisi de les laisser intactes, sans procéder lui-même à la moindre censure. Or les listes pointent dans leur grande majorité vers des sites de contenus pédophiles, mais aussi vers des sites qui ne devraient pas être bloqués. Nous rapportions ainsi récemment que la liste australienne semblait aussi pointer vers des sites pornographiques légaux à la YouTube, des sites religieux, différentes pages Wikipedia, des sites sur l’euthanasie, une agence de voyage, le site d’un dentiste ou des sites de liens BitTorrent.


En publiant ces listes, couvertes en Suède par le secret des sources des journalistes, Wikileaks souhaite alerter la population sur les risques de dérives d’un filtrage basée sur une liste qui n’est pas rendue publique, où le motif de censure pour chacun des sites listé n’est pas vérifiable.


Selon Wikileaks, Theodor Reppe est uniquement propriétaire de l’URL allemande de Wikileaks, et gère un miroir qui diffuse des documents américains sans rapport avec les listes de filtrage. Il est aussi par ailleurs l’administrateur de morphium.info, l’un des principaux serveurs Tor utilisés par les internautes qui souhaitent anonymiser leur navigation.


La police aurait demandé à Reppe les mots de passe du domaine Wikileaks.de pour le désactiver (ce qui ne semble pas être le cas). L’homme a par ailleurs refusé de signer le rapport de perquisition, qui mentionnait qu’il avait refusé un témoin alors qu’on ne lui aurait pas proposé. Le rapport reconnaît par ailleurs que Theodor Reppe n’a pas été informé de ses droits.


« La perquisition semble liée à une récente hystérie sociale allemande autour de la pédopornographie et la bataille controversée sur un système de censure national mené par la ministre allemande de la famille Ursula von der Leyen« , estime Wikileaks. « Elle survient juste quelques semaines après qu’un membre du parlement, le ministre SPD Joeg Tauss s’est fait fouiller son bureau et son domicile privé par la police. Des bloggeurs allemands qui discutaient du sujet ont également fait l’objet d’une perquisition« .


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Pas de censure en France ?

Vous êtes blogueur et vous subissez des pressions ou des tentatives de censure ?

Le site Webcitoyen se vante de prendre votre défense :

ALERTE !!!

Vous êtes blogueur. Vous subissez des intimidations. On vous menace d’un procès. Vous estimez n’avoir rien à vous reprocher. Alertez-nous. Mieux vaut agir, avant que les choses ne dégénèrent.
Alors si il est vrai que n’importe lequel d’entre nous peut se voir haché menu pour avoir utilisé une citation du chef de l’état, et pas pour plagiat, il n’est pas question de la fermer. Blogueurs de France continuez à vous exprimer, vous êtes bien plus les véritables héritiers des lumières et des encyclopédistes que tous les hauts fonctionnaires et politiques à la solde de l’économie mondiale.
Résistance !
…Schijo




HADOPI…il y a 6 mois déjà.

L article d'octobre de que choisir sur l HADOPI
L article du 30 octobre de que choisir sur HADOPI

Le pire dans la lutte qui nous oppose aujourd’hui au lavage de cerveau général que le lobby de l’industrie « culturelle » nous impose, c’est de se souvenir qu’il y a près de six mois déjà l’UFC-Que Choisir signalait déjà les principaux problèmes qui rendent cette loi inique.

6 mois plus tard la loi est passée par le sénat, est en discussion à l’assemblée, la sinistre qualifie les opposants à HADOPI de « cinq gus dans un garage » et se plaint que les hackers (lesquels ?) aient fait tomber son site après qu’elle les y ait invités…

Rien n’est moins démocratique qu’un simulacre de démocratie. Contre les sondages bidonnés qui osent affirmer que 80% des français souaitent que l’internet disparraisse de tous les foyers français…on va devoir s’organiser




Le spyware imposé par l’Hadopi sera incompatible avec le logiciel libre



Société 2.0 –


D’après le texte du projet de loi Création et Internet, les internautes qui protègent leur accès avec les outils de filtrage labellisés par l’Hadopi pourront s’exonérer de toute responsabilité s’ils sont sanctionnés. Mais pour s’assurer que les filtres sont bien activés, le gouvernement prévoit d’instaurer une communication permanente entre le logiciel et un serveur central. Selon les professionnels du logiciel libre, c’est imposer de fait une obligation d’installer des logiciels propriétaires.



L’APRIL, qui défend le logiciel libre en France, s’inquiète des conséquences du projet de loi Création et Internet dont « une des finalités est d’imposer des logiciels propriétaires de filtrage sur le poste client« .


L’association s’appuie sur un rapport communiqué par le Conseil Général des Télécommunications (CGTI) au ministère de la Culture, et présenté par Jean Berdinau, l’actuel secrétaire général de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques de Protection (ARMT), appelée à devenir la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi). Dans ce rapport, le CGTI indique que la loi vise à « mener à bref délai une expérimentation portant sur le filtrage sur le poste client synchronisé avec un serveur central« .


Il préconise ainsi en substance d’établir une communication permanente entre l’ordinateur et l’Hadopi, pour que l’Hadopi puisse savoir à tout moment si l’outil de filtrage qu’elle impose était activé ou non au moment de l’infraction présumée (voir à ce sujet notre article du 27 cotobre 2008). La loi prévoit en effet d’exonérer ceux qui ont installé des solutions de filtrage sur leur ordinateur, mais encore faut-il avoir la possibilité de démontrer qu’ils étaient installés et activés au moment où l’accès à Internet était prétendument utilisé pour pirater.


« Plus clairement, estime l’April, il s’agit de faire installer un mouchard filtrant sur les ordinateurs de tous les internautes qui craignent de se voir accuser par l’HADOPI, soit parce qu’ils sont incapables de sécuriser leurs bornes wi-fi, soit tout simplement parce qu’ils sont conscients que l’adresse IP n’est pas une donnée qu’ils peuvent sécuriser« .


L’April accuse Jean Berdinau de relayer « les demandes surréalistes des lobbies du divertissement, faisant par là même le jeu des éditeurs de systèmes propriétaires que sont Microsoft et Apple et plus généralement de l’« informatique déloyale » du « Trusted Computing Group »« , dont l’objectif est « la prise de contrôle à distance de l’ordinateur de l’utilisateur« .


« Voudrait-on rendre les logiciels propriétaires obligatoires qu’on ne s’y prendrait pas mieux« , redoute l’association. « Il serait en effet absurde de prétendre filtrer les communications d’un utilisateur de système libre. « Logiciel Libre et dispositifs de contrôle d’usage, de surveillance et de filtrage fermés sont ontologiquement incompatibles. Comme cela a été maintes fois expliqué lors des débats sur la loi DADVSI, sur un système libre, l’utilisateur a le contrôle de sa machine et peut neutraliser tout mécanisme visant à le contrôler ou à le surveiller. »


Si la loi est adoptée en l’état, « les utilisateurs de systèmes libres se retrouveront dans une insécurité juridique discriminatoire intolérable« .


L’April appelle donc « tous les citoyens attachés au Logiciel Libre » à contacter leur député, « pour qu’ils s’opposent au déjà disproportionné projet HADOPI« .


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Allez encore une bonne raison de choisir les logiciels libres…

Jo




Plusieurs articles sur la « loi » HADOPI

Plusieurs articles sur la « loi » HADOPI

Article de la Quadrature du Net

Article de la Quadrature du Net


Un autre :
Article de l APRIL

Article de l APRIL




Pourquoi le BlackOut ?

Car la pire tentative de censure d’internet dans le monde dit « démocratique » est en marche.

Car la repression des échanges de fichiers protégés par le droit d’auteur va être confiée aux organismes privés qui sont interressés par ce droit d’auteur.

Flyer :

qdn_flyer_blackout_hadopi_v103

Et pour ceux qui ne savent toujours pas ouvrir ouvrir le format normalisé ODT :

qdn_flyer_blackout_hadopi_v103




BlackOut !




Non-droit à l’image…

Pour commencer, une devinette :

Quelle est la différence entre une démocratie et une dictature ? (réponse en bas de l’article)

C’est une dépêche de l’AFP qui nous l’apprend…une fois n’est pas coutume…

Deux de leurs photographes se sont vus livrés à la vindicte de compagnies républicaines de (d’in)sécurité. Alors qu’ils couvraient la manifestation  lycéenne de Lyon mardi 16, ces derniers ont été sommés par les policiers d’arrêter de prendre des photos et ils ont du effacer les clichés déjà réalisés. Si déjà ces faits devraient tous nous inquiéter au plus haut point, le pire est qu’il aura falu une démarche de l’intersyndicale et de la SDJ pour que l’AFP révèle ces faits. Lesquels se sont bien passés de nous rappeler qu’aujourd’hui on ne trouve plus de journalistes capables de refuser d’obtempérer à ce type d’orde abusif.

On aurait pu penser qu’une entreprise de presse d’une telle envergure mettrait un point d’honneur à défendre ses honnêtes travailleurs qui vont chercher l’information sur le terrain et nous rapportent ce qui reste le plus difficile de faire mentir : des clichés. Mais non aujourd’hui les patrons de presse, et ce quels qu’ils soient ont très bien intégré l’autocensure qui leur a été demandée, ils taisent toute information qui pourrait conduire à penser qu’il existerait aujourd’hui en France un genre de censure…alors si ce n’était la pression syndicale nul n’aurait été informé que les CRS ont aujourd’hui le pouvoir de choisir quelles images d’une manifestation seront publiées.

On comprend bien quel est le but de priver les citoyens des images des manifestations lycéennes…il serait dommage qu’ils puissent constater d’eux-même la mobilisation et la non-violence de ces jeunes. Il sera ainsi beaucoup plus facile de dire au 20 heures que la violence est encore montée d’un cran, depuis le temps que ce refrain nous est répété elle doit avoir atteint de ces sommets…un article sur rue89.

Pour la réponse à la devinette :

Dans une démocratie un journaliste obéit quand on lui dit de fermer sa gueule.

Schijo…

Petite mise à jour : Rue89 en parle ici




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