Blackout du Net en France

Posts Taggués avec ‘mensonge’

Un conte de fées

Les contes de fées influencent grandement la façon dont les petites filles se construisent et leur personnalité d’adulte. Ainsi depuis la nuit des temps notre société patriarcale soutient le modèle du conte de fées avec le prince charmant et qui se termine par un mariage et une heureuse au milieu de plein d’enfants…

Cliquez sur la miniature pour imaginer un autre monde…




Le piratage de logiciels en hausse…

Sur ZDnet

Sur ZDnet

Le BSA, l’alliance pour le buizness des logiciels, viend de publier les résultats de sa dernière enquête sur le piratage de logiciels… le jour du vote de la loi HADOPI…

Bien sûr les chiffres sont allarmistes, les supputations de pertes fantaisistes établies sur des modes calculs inspirés par l’industrie du divertissement…encore du taf pour albanulle…

Vous pouvez lire l’article sur ZDNet, en cliquant sur l’image, ou vous en désinterresser totalement…la nouvelle de la sortie imminente de la version finale de VLC est bien plus réjouissante.

Ma solution pour lutter contre le piratage est si simple qu’elle déplait à la BSA : utilisation des logiciels et des OS libres !




Bourreau-TF1 : Le cabinet d’Albanel voulait bien la tête de l’employé !

Fallait-il encore prouver la malhonnêteté et l’instinct de vindicte de ce gouvernement ?



Le Canard Enchaîné daté de ce mercredi a pu mettre la main sur le mail envoyé par le cabinet de Christine Albanel à la direction de TF1. Il est accablant pour la ministre :


« Bonjour,
Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp.
Cordialement
« 


Le Canard précise que cette missive, façon courrier anonyme, est signée de Christophe Tardieu, le directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel. Adressé à Jean-Michel Counillon, secrétaire général et directeur des affaires juridiques de TF1, le message était suivi de la copie du mail envoyé par Jérôme Bourreau à la députée UMP Françoise de Panafieu.


« Counillon n’est pas long à réagir« , raconte le Canard. « Pourquoi la Une de Martin Bouygues devrait-elle compter dans ses rangs un traître à la cause sarkoyste ? Le sort de Jérôme Bourreau, 31 ans, est aussitôt scellé« .


Interrogée hier à l’occasion des questions au gouvernement, Christine Albanel avait indiqué que l’e-mail avait été envoyé à TF1 « sans aucune demande de sanction, mais pour information« . Une drôle de manière d’informer.


Interrogé par Numerama, Jérôme Bourreau nous a confié mardi que la direction de TF1, en lui notifiant son licenciement, lui avait avoué que les pressions du cabinet de Christine Albanel étaient trop fortes pour le laisser en poste. De son côté, Christophe Tardieu a été suspendu pour un mois. Concrètement, il n’a plus de chauffeur, plus de prime, mais conserve son traitement d’inspecteur des Finances. En somme, un mois de vacances offert par la maison.


Mardi, en séance, les députés socialistes ont exigé la démission de Christine Albanel.


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Hadopi adoptée à l’assemblée, le PS démissione…

Ça y est : la loi, mal intitulée, Internet et Création, HADOPI, a été adoptée hier à l’assemblée nationale avec toutes les voix de l’Union des Minables Pantins, conformément aux ordres reçus,  suivis par la majorité des députés « Nouveau Centre », le parti de droite issu de l’ancien centre droit, et Jack Lang, le bien nommé qui attend son maroquin…

Les sénateurs PS, jamais à un « laisser faire » près, surtout quand il s’agit de tuer la démocratie, se sont empressés de déclarer qu’ils ne participeront pas au vote au sénat…mettant ainsi la loi HADOPI à l’abri de toute démotivation des sénateurs UMP…

Quand il s’agit de tuer le droit à la liberté il ne peut y avoir que deux positions, pour ou contre, l’abstention signifie n’accorder aucune importance au sujet. Celui qui ne lutte pas en permanence pour la liberté ne la mérite pas.

Alors voilà il ne reste plus pour nous protéger de l’HADOPI que le conseil constitutionnel et l’Europe. Les « sages » vont-ils s’opposer frontalement à la « volonté » (euphémisme inside) présidentielle ? Rien n’est moins sûr, nos sages has-been dans lesquels certains placent encore leurs espoirs se savent bien trop fragiles face à un parlement qui viens de prouver qu’il était aux ordres de l’éxécutif, qui n’a d’ailleurs jamais aussi bien porté son nom depuis Vichy. Après la modification de la constitution permise par l’abstention du PS et l’adoption rocambolesque d’HADOPI tous ceux qui sont soumis au pouvoir du congrès (assemblée et sénat réunis) savent bien qu’ils ne doivent surtout pas risquer de se faire mal voir d’un président qui dispose d’une majorité de godillots dans l’organe qui détient le pouvoir de changer la constitution.

L’Europe reste, une fois n’est pas coutume, la dernière protection des insoumis du Net français face à la dictature des médias et des majors. L’amendement 138/46 au paquet télécoms, dit amendement Bono du nom de son auteur, prévoit que la suspension de l’abonnement Internet ne puisse être prononcée que par voie judiciaire. La loi HADOPI est en opposition au futur droit européen sur ce point, la haute autorité HADOPI n’est qu’une autorité administrative dont la composition n’a rien d’impartiale. Une fois le paquet télécom adopté, par la prochaine législature vraisemblablement, la France sera donc en infraction au droit européen. C’est là l’importance de bien choisir son bulletin de vote le 7juin, pour ce scrutin aux européennes que le pouvoir et les médias souhaiteraient nous voir oublier.

Les positions sur HADOPI :

UMP : tous pour sauf François Goulard, Denis Jacquat, Franck Marlin, Lionel Tardy, Christian Vanneste et Michel Zumkeller, les abstentions dans un vote pour ce genre de lois équivalent à un laisser faire , donc un vote « pour »

Nouveau Centre : (ex aile droite du centre-droit) : Pour sauf Jean-Pierre Abelin, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Jean-Christophe Lagarde, Jean-Luc Préel et François Rochebloine. Même remarque quand aux abstentions.

PS : Contre sauf Jack Langue, qui vote pour, Arnaud Montebourg et les sénateurs qui s’abstiennent, avec toujours la même remarque sur l’abstention.

Ont aussi voté contre Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Dominique Souchet et François-Xavier Villain.

Au scrutin du 7 juin les internautes français soucieux de leur liberté et de leur vie privée n’ont donc que deux choix, le MODEM s’ils sont de droite ou l’extrême gauche s’ils sont de gauche.

…Schijo

Image issue de http://edgydog.wordpress.com/




Julien Coupat est toujours en détention…

Chez Libé

Chez Libé

La France détiens toujours son prisonnier politique. Déclaré coupable par la ministre de l’intérieur, alors que le dossier d’instruction est vide, Julien COUPAT vit en détention depuis le 11 novembre 2008.

Rien ne permet de relier effectivement Julien COUPAT aux actes de sabotages qui lui sont reprochés et abusivement qualifiés de terroristes ! Bien que la ministre de l’intérieur se soit vantée d’une longue surveillance et que l’instruction ait bénéficié de moyens tout à fait exceptionnels afin de charger les résidents de la ferme de Tarnac, le dossier reste vide. UN vide que n’arrive même pas à combler la retranscription d’une émission télé ou a été interviewé lGérard, le père de Julien.

Alors que des activistes anti-nucléaire en Allemagne revendiquent les sabotages, les pouvoirs publics français essayent par tout les moyens d’inventer la culpabilité d’un homme dont le plus grand tord a été de posséder un exemplaire d’un livre comprenant trop de mots de plus de 5 lettres pour pouvoir être compris par la tête ou les bras de notre état.

Il est de notre devoir de citoyen français d’exiger que cesse ces exactions qui bafouent et insultent le premier mot de notre devise, liberté : liberté pour Julien COUPAT, liberté et réparation.

Le gouvernement, l’interieur et la justice, ainsi que le chef de l’état sont coupables. Coupables de maintenir enfermé un innocent (jusqu’à preuve du contraire) derrière les barrreaux dans le seul but de destabiliser ce qui reste de gauche en France. Julien COUPAT est un prisonnier politique. Le chef de l’état et les ministères de l’intérieur et de la justice, avec la complicité de l’assemblée nationale, ramènent notre pays au niveau des pires dictatures que l’on nous montre à la télé en dénonçant leurs prisons politiques.

…Schijo




Si la solidarité devient un délit…

le site

le site

Nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Tel est l’appel à la mobilisation pour demain mercredi 8 avril 2009.

En effet, dans la France de Sarkozy la solidarité devient un délit. Là ou nous critiquions l’individualisme érigé en valeur, l’état institue l’altruisme en faute. Quand notre devise est autant bafouée l’article 35 doit être appliqué :

Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Cette journée de solidarité est donc à part entière une journée de défense et d’application de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.




Liste des artistes et leur position concernant HADOPI

Parce qu’il faut bien que se trouve quelque part une liste qui permet aux auditeurs attachés à la liberté, le respect de la vie privée ou encore à l’intégrité des systèmes d’information, la neutralité du réseau et/ou au partage de savoir qui ils peuvent promouvoir et soutenir et inversement de savoir qui joue contre leurs valeurs et apporte son soutien à ceux qui veulent les détruire.

Les « artistes » vendus qui soutiennent HADOPI :

  • Tryo, confirmation reçue
  • Jean FERRAT, signataire de la pétition, pas de réponse au mél
  • Matmatah, signataire de la pétition, pas de réponse au mél
  • Merci de m’apporter toutes infos permettant de compléter cette liste

Cette liste n’est exhaustive, elle ne concerne que les artistes qui ont perdu mon respect et ma clientèle, la liste complète peut être téléchargée sur cette page (lien consulter la liste). Pour ma part j’ai décidé de ne plus les financer d’aucune manière car il m’est moralement impossible de soutenir ceux qui par cet acte de soutien à un projet liberticide se sont rangés dans le camp des ennemis des valeurs citées plus haut.

Les vrais artistes qui s’opposent à HADOPI :

Cette liste non plus n’a rien d’exhaustif, vous trouverez ici les artistes dont j’apprécie le travail et qui se sont prononcés contre HADOPI, cette liste a valeur de recommandation d’achat.




Indochine : « nous n’avons signé aucune pétition défendant l’Hadopi »

Fièrement, la ministre de la Culture Christine Albanel a brandit à l’Assemblée Nationale à plusieurs reprises la pétition de la Sacem qui assure que 10.000 artistes sont favorables au projet de loi Création et Internet, ce qui justifierait de mettre tout en oeuvre pour l’adopter, y compris contre le respect des droits de la défense. Parmi les noms listés dans cette pétition figurait celui du leader du groupe Indochine, Nicola Sirkis.

Or, comme nous l’ont signalé plusieurs lecteurs, le groupe dément. « Contrairement à ce qui est annoncé sur certains sites (j’aimelesartistes) soutenant la loi Hadopi, Nicola Sirkis et Indochine ne soutiennent en rien cette loi et n’ont signé aucune pétition la défendant« , explique Indochine sur son site officiel. « La position du groupe et de Nicola a toujours été très claire sur ce sujet« .

Ca n’est pas le premier quiproquo du genre, puisque déjà DJ Cut Killer s’était élevé contre l’exploitation de son image sur le site Jaimelesartistes.fr, alors qu’il n’est pas favorable à la riposte graduée, contrairement à ce que laissait croire le site de propagande du ministère de la Culture.

On ne s’étonnera pas de voir arrriver sur la pétition des noms d’artistes qui ne soutiennent pas la répression contre le piratage par la suspension des abonnements à Internet. Lorsque la Sacem a lancé sa pétition, Numerama avait en effet pointé du doigt la méthode, en parlant de « pétition faussée« . Le texte de la pétition ne parlait pas du tout du contenu du projet de loi, puisqu’il se contentait du message suivant : « Mesdames et Messieurs les parlementaires, pour assurer la juste protection de leurs droits et le respect de la valeur de leur travail, pour concilier les atouts d’Internet et la diversité musicale, les artistes, les créateurs et tous les acteurs de la filière de la musique soutiennent le projet de loi « Création et Internet ». Ils vous demandent solennellement d’adopter ce projet de loi« .

Il est donc possible que Nicola Sirkis ait souhaité « assurer la juste protection » de ses droits et du « respect de la valeur de leur travail« , et même « concilier les atouts d’Internet et de la diversité musicale« , sans réaliser que ce qu’on lui demandait de signer visait à avertir et condamner massivement des internautes, sans preuve, sans moyen de défense, et sans rémunération supplémentaire pour les artistes. Indoche assure toutefois n’avoir rien signé du tout, pas même une pétition faussée.

Lors de la précédente pétition de la Sacem, pour la loi DADVSI, des artistes s’étaient déjà plaints d’apparaître sur la pétition pro-DADVSI de la Sacem sans avoir mémoire d’avoir signé quoi que ce soit. Selon une source proche du dossier, certaines maisons de disques s’étaient contentées de faxer d’office la liste de leurs artistes pour les ajouter à la pétition, sans les consulter au préalable. On ne peut toutefois pas croire que la maison de disques de Nicola Sirkis, Sony Music, a eu recours à ce genre de procédés contestables pour la pétition sur l’Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Après DJ Cutkiller et Indochine combien d’autres fausses signatures sur cette pétition ? Déjà que vu les réponses aux mails Tryo n’a visiblement rien compris à la question posée…




La citation du jour

« Ce serait aller loin que de demander aux moteurs de recherche de sur-référencer certains sites labellisés, cela constituerait une forme de censure. »

Google




L’échelle de Riester…

Après L’échelle de Richter qui mesure les t énergies libérées dans les différents séismes, il y a maintenant en matière Politique l’échelle de Riester, échelle de, méthode de classement de l’intensité ou magnitude d’une absurdité en matière de législation d’Internet. L’échelle de Riester, a été utilisée la première fois le 31 mars 2009 par député français Patrick Bloche (PS) pour classer les bétisses et approximations émises par le rapporteur Franck Riester ( UMP) lors des débats à l’assemblée nationale sur l’Hadopi, une loi pédagogique de flicage des internautes. Elle peut par extension recouvrir toutes les déclarations gouvernementales déconnectées (Lefevbre, Albanel, Morano etc…) de la réalité des technologies …..

ABANEL :

  • « Quant au disque dur, c’est un élément de preuve que le téléchargeur illégal pourra adresser à l’HADOPI. (…) Au bout du long processus qui aboutit à la sanction, le disque dur fait partie des éléments de preuve : je ne vois pas où est le problème ». (à vendre : preuves d’innocence)
  • « Quant aux logiciels libres, lorsque l’on achète un pack Microsoft avec Word, Excel, Powerpoint, qui ne sont pas des logiciels libres (Rires sur les bancs du groupe GDR), il existe des pare-feux, des logiciels de sécurisation ; mais les logiciels libres peuvent aussi être assortis de pare-feux. (Rires sur quelques bancs du groupe UMP.) Ainsi, au ministère de la culture, nous utilisons le logiciel libre Open Office, et un logiciel de sécurisation l’accompagne. Les éditeurs de logiciels libres fournissent les pare-feux, et même des pare-feux gratuits. » Merci d’avertir les développeurs de OOo pour les avertir que la ministre de culture à implémenté un filtrage par protocole et par ports dans OOo.

Frédéric LEFEBVRE :

  • « si nos prédécesseurs avaient capitulé, comme ils le font, devant certains problèmes de technologie, par définition appelée à évoluer au service des usagers, notre pays n’aurait plus de production cinématographique ou musicale propre. » On est tellement convaincue de l’efficacité des textes précédents qu’on s’étonne qu’un nouveau soit rédigé aujourd’hui. Les prédécesseurs en question auraient mieux fait de TENIR COMPTE de « certains problèmes de technologie ». Les artistes qui contribuent à Jamendo apprécieront de rien créer d’après Monsieur LEFEBVRE.




L’auteur de LogP2P et HADOPI ?

Hadopi : interview d’un chasseur d’adresses IP

Peer-to-Peer –

La loi Création et Internet prévoit d’avertir de sanctionner automatiquement les internautes dont l’adresse IP est collectée sur les réseaux P2P. Mais qu’en pensent les spécialistes de la chasse aux infractions ? Nous avons interrogé Frédéric Aidouni, l’auteur du logiciel LogP2P utilisé par la gendarmerie et des services de police dans plusieurs pays pour détecter les échanges de contenus pédophiles. Il n’est pas tendre avec le projet de loi…

Numerama : Comment fonctionne concrètement la détection des adresses IP utilisées pour pirater des contenus sur Internet ?

Frédéric Aidouni : Tout dépend du protocole utilisé. Par exemple sur eDonkey, les fichiers sont reférencés par une clé, presque unique. Dans le cas de recherches massives, c’est elle qui est utilisée. On commence donc par créer une liste des clés que l’on recherche, puis on recherche les potentiels diffuseurs des fichiers associés à ces clés. Partant de cette liste de potentiels diffuseurs, il convient de vérifier auprès de chacun d’eux s’ils diffusent réellement les fichiers recherchés, c’est-à-dire qu’il faut les télécharger. Puis il faut les valider, les écouter ou les visionner, selon le type de média.

Il existe des technique de « validation automatique » mais j’ignore leur valeur juridique.

Dans le cas d’une hypothétique mise en oeuvre de l’Hadopi, il y a fort à parier que les enquêteurs se concentreront sur les diffuseurs massifs, car valider l’ensemble des fichiers potentiellement diffusés à un instant est l’affaire de plusieurs années… Et le système évolue à chaque minute.

L’Université de Washington est parvenue l’an dernier à faire accuser des imprimantes en réseau en injectant leur adresses IP dans des trackers BitTorrent. The Pirate Bay a également menacé d’injecter des adresses au hasard sur ses trackers. N’y a-t-il pas un risque de faux positifs sur les outils de détection utilisés par les ayants droit ?

Les risque de faux positifs sont faibles si les contenus sont récupérés (c’est-à-dire téléchargés, ndlr) et validés. J’insiste sur le fait qu’établir une liste de diffuseurs potentiel n’est pas suffisant. Je pense que le téléchargement lui même ne constituant qu’un commencement de preuve, la simple liste apparait comme un commencement de commencement de preuve… pas grand chose en fait.

S’agissant des injections de faux positifs, cela ne constitue que le début de la riposte. Qui peut être décisif si la loi indique qu’une liste de diffuseurs est suffisante. Il serait amusant que les utilisateurs de systèmes d’échanges pair-à-pair mettent en oeuvre des techniques que les ayants droit ont tenté d’utiliser il y a quelques années…

Quel impact peut avoir l’exigence de télécharger le contenu sur chacune des adresses IP pour éviter les faux positifs, en terme de coût et/ou de volume d’interception des adresses IP ?

C’est colossal. Tout dépend du mode opératoire utilisé par les enquêteurs, mais de toutes les façons il convient de télécharger des contenus pour valider le constat d’infraction. Or comme je l’ai dit, tenter de télécharger tout ce qui semble être diffusé est hypothétique, et de toute façon il n’en reste pas moins qu’au final, il faudrait saisir et analyser les disques (pour être certain de la culpabilité, ndlr).

Au moment où une adresse IP est interceptée, l’utilisateur peut-il avoir la certitude que le contenu qu’il télécharge est bien le contenu qu’il souhaite, ou peut-il télécharger un contenu contrefait en pensant télécharger autre chose ?

Cela arrive tous les jours. Il existe meme des sociétés qui possèdent des batteries de clients eMule/eDonkey qui diffusent des fichiers au nom « alléchant » dont le contenu n’est en fait qu’une publicité pour des services payants.

Le seul moyen d’éviter les faux-positifs est de valider à la fois la source et le contenu. En l’occurence, c’est ce que fait LogP2P depuis décembre 2002…

En cas de faux positif, le ministère de la Culture propose aux internautes de fournir leur disque dur comme preuve de leur bonne foi. Que pensez-vous de cette proposition ?

C’est absurde. A la fois parce-qu’elle est contraire aux usages puisque l’utilisateur n’a pas à prouver qu’il est innocent, mais plutôt qu’il n’est pas coupable. Ensuite parce qu’une infime fraction des utilisateurs d’ordinateurs sait ce qu’est un disque dur. Le reste des utilisateurs sait ou connait quelqu’un qui sait effacer toute trace.

Logp2p est-il déjà utilisé directement ou indirectement par des ayants droit, ou pourrait-il l’être dans la mise en oeuvre de la riposte graduée ?

Non, et oui. Mais non, ce ne sera pas le cas dans l’avenir. LogP2P vit sa vie depuis quelques années déjà, dans le cadre strictement de la lutte contre la diffusion de contenus à caractère pédo-pornographiques. Il vaudrait mieux demander à ceux qui l’ont financé et en détiennent les droits de diffusion, Action-Innocence, une ONG … Suisse. Car en France, on prefère financer la protection des majors.

C’est d’ailleurs amusant que le financement d’un développeur pour réaliser ce type d’outil a coûté beaucoup moins cher que la campagne de communication du projet Hadopi. CQFD

En substance, tout cela ne tient pas debout. On ne voit jamais passer dans les motivations chiffrées des ayants droit qu’un seul nombre, la baisse globale. Jamais la ventilation par genres musicaux, par réalisateur ou producteur. Est-ce que tout cette masquarade ne ressemble pas furieusement à un caprice d’épicier incompétent ? Ces épiciers au bras long se sont tirés dans le pied dans les années 1980, en sortant le premier lecteur de CD connectable à un ordinateur, sans envisager une seule minute les conséquences. J’ai ouvert des huitres hier soir qui étaient sacrement plus visionnaires ! N’importe quel observateur appellerait cela une erreur de gestion.

Alors il va y avoir des contre-mesures. Peut-être contournées. Jusqu’au moment où n’importe quel utilisateur de système d’échange de fichiers pair-à-pair sera anonyme. Les surcoûts en terme d’anonymisation seront gentiment absorbés par les infrastructure de transport comme la fibre optique. Les diffuseurs de vidéos de viols de bébés seront désormais sereins, et qui sait, peut-être cet anonymat permettra-t-il à des réalisateurs en herbe de laisser libre court à leur envie de « films à la maison ». Merci l’Hadopi.

Merci Frédéric

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Nos députés et nos artistes feraient mieux de se renseigner auprès de vrais professionnels, on les avait pourtant prévenus que les majors ne comprenaient strictement rien à Internet.




Attention l’illégal est partout !

On s’en doutait…nos dirigeants aiment le pognon, c’est leur valeur, la seule l’unique. Les débats sur l’HADOPI le montrent bien M. Riesterl’a encore affirmé hier : « Une offre légale c’est une offre qui permet que les ayants droit et les créateurs soient rémunérés, et selon des critères et des conditions qui seront définies par décret en Conseil d’Etat« . Donc les sites qui proposent de la musique libre avec l’autorisation des auteurs ne sont pas des offres légales. L’auteur ne peut donc plus décider de la façon dont sera divulguée son oeuvre (la base du droit d’auteur), c’est le conseil d’état qui le décide !

Le pire n’est jamais décevant.

Jamais cette citation ne m’avait parue aussi vraie… Pour un ou deux kopeck de plus ils sont prêts à vendre même ce qui ne leur appartient pas : notre liberté, merci les 10 000 vendus.

Hadopi : l’Assemblée adopte la labellisation et le filtrage

Au terme d’un débat très animé entre l’opposition et une partie de la majorité, les députés ont adopté mardi l’amendement 50 au projet de loi Création et Internet présenté par le rapporteur Frank Riester, contre lequel s’était élevé Google. L’amendement instaure un label pour les offres légales, commerciales ou non, que pourront demander les sites qui souhaitent bénéficier d’un blanc seing accordé par l’Hadopi. Il prévoit également que l’Hadopi favorise leur référencement, et mette en place des expérimentations de filtrage, sans le contrôle de l’Arcep.

M. Riester a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un label qui sera décerné aux sites volontaires, qui fourniront les éléments permettant de vérifier leur légalité. « Une offre légale c’est une offre qui permet que les ayants droit et les créateurs soient rémunérés, et selon des critères et des conditions qui seront définies par décret en Conseil d’Etat« , a-t-il précisé. Selon Christine Albanel, « c’est un peu comme les plages pour la pureté de l’eau qui vont demander à avoir un label « plage ceci »« .

Les députés de l’opposition et le centriste Jean Dionis du Séjour se sont élevés en vain contre cette idée. « Seule une autorité judiciaire peut décider ou non de la légalité d’une offre. Donner ce rôle à une Haute Autorité indépendante est une dérive inacceptable« , a condamné Patrick Bloche, qui a demandé comment concrètement sera faite la labellisation. Va-t-on labelliser des sites ou des contenus ? Comment seront faites les mises à jour ? Comment sera labellisé un portail qui afficherait à la fois des offres légales ou illégales ?

« On réintroduit le ministère de la Propagande qui va metre son petit tampon officiel sur les sites autorisés« , a pour sa part estimé le socialiste Didier Mathus. Le communiste Jean-Pierre Brard a même estimé que Frédéric Lefebvre, présent dans l’hémicycle le temps de s’assurer que la labellisation soit bien adoptée par la majorité, était « le fils spirituel de Leonid Brejnev« .

Malgré les demandes insistantes des députés, le gouvernement et le rapporteur ont refusé de toucher à l’alinéa de l’amendement 50 qui prévoit de l’Hadopi « veille à la mise en place ainsi qu’à l’actualisation d’un système de référencement des (offres légales labellisées) par les logiciels permettant de trouver des ressources sur les réseaux de communications électroniques« .

« On ne va pas rentrer dans les algorithmes de Google, évidemment« , a tempéré Franck Riester, sans accepter de clarifier son amendement sur ce point.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Rapport Hadopi : le piratage en ligne a détruit 10.000 emplois… fictifs ?

Une très bonne critique du rapport HADOPI a redécouvrir sur RWW par Fabrice Epelboin :

résumé :
Le « Rapport Hadopi » n’est ni plus ni moins qu’une opération d’intox – reprise en coeur dans les média début novembre – menée par l’industrie de la Culture et destinée à influencer le parlement, qui doit voter la loi Hadopi en janvier prochain. C’est une chose de le dire, c’est autrement plus long à démontrer. Pour cela, il va vous falloir lire la suite… Désolé pour la taille de ce billet…

Lire la suite

Au delà du talentueux démontage des conclusions falacieuses du fameux rapport, je souligne tout particulièrement les problématiques soulevées par Fabrice dans sa conclusion…et si c’était là la véritable raison d’être d’HADOPI ?

La loi Hadopi ne serait-elle pas que le premier volet d’une longue série qui instaurera, petit à petit, amendement après amendement, au gré opportuniste d’événements savamment mis en scène ou théâtralisés, une véritable dictature moderne, faisant d’Orwell un prospectiviste plus qu’un auteur de fiction, et dont le seul but est le maintien d’un système économique devenu, de toutes évidences, un peu obsolète ?

A méditer…




Ça marche bien la démocratie….

L’amendement Bono repoussé au 21 avril pour sauver l’Hadopi

Selon nos informations, la course à la montre continue entre le Parlement européen et la France. Alors que le débat sur la loi Création et Internet a repris lundi à l’Assemblée Nationale, le Conseil européen et le Parlement européen ont organisé ce soir une réunion qui devait aboutir à un accord sur le Paquet Télécom, et notamment sur l’amendement Bono. Mais la France est prête à retarder l’adoption de l’ensemble de la directive pour protéger son projet de loi Hadopi.

Vendredi, la dernière proposition du Conseil excluait l’amendement 138 du Paquet Télécom, conformément à la position française. Mais Catherine Trautmann, qui représente le Parlement Européen lors de la réunion de ce soir, a assuré lundi qu’elle comptait défendre la position des députés (qui avaient adopté l’amendement Bono anti-riposte graduée à 88 % des voix) jusqu’au bout. La Commission européenne elle-même a rappelé qu’elle s’était prononcée pour l’amendement 138 au moment de son vote en septembre dernier.

La France ne veut rien céder et n’est pas d’accord pour réintroduire l’amendement Bono qu’elle avait supprimé lors du Conseil européenn qu’elle présidait l’an dernier. La situaiton semble donc bloquée, et la commission IPRE (Industrie, Recherche et Energie) qui devait entériner demain l’accord souhaité ce soir a repoussé son vote au 21 avril.

Ce qui permettra à la France, qui a prévu le vote sur la loi Création et Internet au 9 avril, de débattre hors du contexte d’un amendement Bono réintroduit. Et à l’Europe de poursuivre ses négociations et peut-être d’aboutir à la réintroduction de l’amendement lorsqu’il sera trop tard.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Moi j’aime bien quand la démonstration du bon fonctionnement démocratique est aussi limpide…maintenant le parlement fait la course avec l’Europe pour avoir le temps d’adopter des lois complètement impopulaires….




Partager n’est pas voler.

La loi HADOPI est fondée sur une méconnaissance irresponsable des principes fondamentaux du monde numérique. Cet aveuglement coupable est partagé par le législateur et les nouveaux moines copistes qu’il défend. L’objectif de la loi, qui est de dissuader le partage d’œuvres entre particuliers, part du postulat que « pirater tue », que « télécharger c’est piller », en somme que le partage est assimilable à du vol. Ce mensonge sera inévitablement, à l’instar de la loi HADOPI et de ses défenseurs, balayé par l’Histoire.
La suite…




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