Blackout du Net en France

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No Sarkozy Day – samedi 27 mars 2010

logo NSDInconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS. (suite…)




L’APRIL rappelle à la signature de la pétition contre les brevets logiciels.

stopsoftwarepatents.eu petition banner BlogaJo relaye l’appel de l’APRIL à signer la pétition contre les brevets logiciels :

L’année dernière, l’April s’associait à une pétition demandant la fin des brevets logiciel en Europe.Il faut se souvenir qu’il y a cinq ans, le Parlement européen rejetait une directive visant à légaliser les brevets logiciels en Europe. Ceci avait été rendu possible grâce à un effort communautaire sans précédent. Cependant, depuis ce rejet, les contentieux et les menaces concernant les brevets logiciels n’ont pas cessé, causant de sérieux problèmes tant à l’économie de l’informatique qu’à ses utilisateurs. Les offices de brevets en Europe ont continué à délivrer des brevets logiciels et n’ont pas adapté leurs pratiques. (suite…)




No Sarkozy Day

C’est la mode des « Day » en ce moment…alors que ce jour se tient le « Casserole Day » contre les malhonnêtes attaquants des libertés numériques, le 27 mars sera un autre « Day » :

Le « No Sarkozy Day »

– Appel au peuple –

Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS. (suite…)




Le Casserole Day

le logo de la ligue ODEBILa ligue ODEBI lance un appel massif à tous les internautes pour le 28 janvier 2010.  Un appel à une manifestation géante sur Internet baptisée « Casserole Day ». Un investissement massif de tous les espaces de communication afin de dénoncer les casseroles qui trainent derrière tous les politiques qui prétendent restreindre les liberté individuelles sur Internet. Appel à dénoncer toutes les exactions commises par ceux qui pour défendre des intérêts privés veulent rayer du vocabulaire numérique les notions telles que partage, neutralité des réseaux, protection de la vie privée et imposer un filtrage, un fichage et des sanctions automatiques. (suite…)




Pour une Journée Mondiale des Biens Communs

Le manifeste pour la récupération des biens communs, élaboré lors du dernier Forum Social Mondial (Belem – Brésil – 2009), a été signé par près de 1100 personnes et 50 organisations en quelques mois sans même avoir été porté par aucune campagne véritablement structurée. Maintenant se pose la question de passer à l’acte, de se donner un horizon commun, de faire mouvement pour que cette idée participe plus à la transformation de nos sociétés. (suite…)




Scandale portables HP, la colère monte…

De nombreux utilisateurs de PC portables Hewlett-Packard sont confrontés à la mauvaise volonté du service après vente de la marque. (suite…)




Accord Vatican-Kouchner, ils tuent la laïcité.

Le site du Comité 1905

Le site du Comité 1905

Dans la plus grande discrétion, Kouchner et Fillon ont signé le 18 décembre 2008 un accord avec le Vatican portant sur la reconnaissance mutuelle des diplômes universitaires.

Le Vatican est un état purement religieux et non démocratique. La France est une république démocratique, laïque et sociale. Selon le texte de la Loi du 9 décembre 1905 : Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte […] ». En permettant une reconnaissance par l’état Français des diplômes décernés par une autorité religieuse, ces deux ministres bafouent la Loi de 1905.

Le comité 1905 a donc mis en ligne une pétition appelant à l’annulation de cet accord.

Pour lire le texte de la pétition, c’est ici.
petition




Encore une initiative anti Hadopi…

Sur le Net la mobilisation de cesse de s’intensifier malgré l’adoption de la loi Hadopi par les bonimenteuparlementaires français…

Vous engager sur la promesse

Vous engager sur la promesse...

Le gouvernement français a ignoré deux principaux dangers avec cette loi. Le premier déjà signalé par des spécialistes est la banalisation des connections cryptées qui rendra le contrôle du Net de plus en plus difficile, le second est surtout d’apprendre à des internautes isolés à se regrouper et à se compter. Quand les internautes (surfeurs, éditeurs, codeurs, etc…) auront vraiment intégré la réalité de leur nombre et les capacités d’influence qu’il représente : le risque pour le pouvoir en place sera très grand de les défier…et vous ? Vous avez signé la promesse ?




Liste des artistes et leur position concernant HADOPI

Parce qu’il faut bien que se trouve quelque part une liste qui permet aux auditeurs attachés à la liberté, le respect de la vie privée ou encore à l’intégrité des systèmes d’information, la neutralité du réseau et/ou au partage de savoir qui ils peuvent promouvoir et soutenir et inversement de savoir qui joue contre leurs valeurs et apporte son soutien à ceux qui veulent les détruire.

Les « artistes » vendus qui soutiennent HADOPI :

  • Tryo, confirmation reçue
  • Jean FERRAT, signataire de la pétition, pas de réponse au mél
  • Matmatah, signataire de la pétition, pas de réponse au mél
  • Merci de m’apporter toutes infos permettant de compléter cette liste

Cette liste n’est exhaustive, elle ne concerne que les artistes qui ont perdu mon respect et ma clientèle, la liste complète peut être téléchargée sur cette page (lien consulter la liste). Pour ma part j’ai décidé de ne plus les financer d’aucune manière car il m’est moralement impossible de soutenir ceux qui par cet acte de soutien à un projet liberticide se sont rangés dans le camp des ennemis des valeurs citées plus haut.

Les vrais artistes qui s’opposent à HADOPI :

Cette liste non plus n’a rien d’exhaustif, vous trouverez ici les artistes dont j’apprécie le travail et qui se sont prononcés contre HADOPI, cette liste a valeur de recommandation d’achat.




Indochine : « nous n’avons signé aucune pétition défendant l’Hadopi »

Fièrement, la ministre de la Culture Christine Albanel a brandit à l’Assemblée Nationale à plusieurs reprises la pétition de la Sacem qui assure que 10.000 artistes sont favorables au projet de loi Création et Internet, ce qui justifierait de mettre tout en oeuvre pour l’adopter, y compris contre le respect des droits de la défense. Parmi les noms listés dans cette pétition figurait celui du leader du groupe Indochine, Nicola Sirkis.

Or, comme nous l’ont signalé plusieurs lecteurs, le groupe dément. « Contrairement à ce qui est annoncé sur certains sites (j’aimelesartistes) soutenant la loi Hadopi, Nicola Sirkis et Indochine ne soutiennent en rien cette loi et n’ont signé aucune pétition la défendant« , explique Indochine sur son site officiel. « La position du groupe et de Nicola a toujours été très claire sur ce sujet« .

Ca n’est pas le premier quiproquo du genre, puisque déjà DJ Cut Killer s’était élevé contre l’exploitation de son image sur le site Jaimelesartistes.fr, alors qu’il n’est pas favorable à la riposte graduée, contrairement à ce que laissait croire le site de propagande du ministère de la Culture.

On ne s’étonnera pas de voir arrriver sur la pétition des noms d’artistes qui ne soutiennent pas la répression contre le piratage par la suspension des abonnements à Internet. Lorsque la Sacem a lancé sa pétition, Numerama avait en effet pointé du doigt la méthode, en parlant de « pétition faussée« . Le texte de la pétition ne parlait pas du tout du contenu du projet de loi, puisqu’il se contentait du message suivant : « Mesdames et Messieurs les parlementaires, pour assurer la juste protection de leurs droits et le respect de la valeur de leur travail, pour concilier les atouts d’Internet et la diversité musicale, les artistes, les créateurs et tous les acteurs de la filière de la musique soutiennent le projet de loi « Création et Internet ». Ils vous demandent solennellement d’adopter ce projet de loi« .

Il est donc possible que Nicola Sirkis ait souhaité « assurer la juste protection » de ses droits et du « respect de la valeur de leur travail« , et même « concilier les atouts d’Internet et de la diversité musicale« , sans réaliser que ce qu’on lui demandait de signer visait à avertir et condamner massivement des internautes, sans preuve, sans moyen de défense, et sans rémunération supplémentaire pour les artistes. Indoche assure toutefois n’avoir rien signé du tout, pas même une pétition faussée.

Lors de la précédente pétition de la Sacem, pour la loi DADVSI, des artistes s’étaient déjà plaints d’apparaître sur la pétition pro-DADVSI de la Sacem sans avoir mémoire d’avoir signé quoi que ce soit. Selon une source proche du dossier, certaines maisons de disques s’étaient contentées de faxer d’office la liste de leurs artistes pour les ajouter à la pétition, sans les consulter au préalable. On ne peut toutefois pas croire que la maison de disques de Nicola Sirkis, Sony Music, a eu recours à ce genre de procédés contestables pour la pétition sur l’Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Après DJ Cutkiller et Indochine combien d’autres fausses signatures sur cette pétition ? Déjà que vu les réponses aux mails Tryo n’a visiblement rien compris à la question posée…




Matmatah aussi…

La question Tryo étant réglée, j’ai à son tour mailé le groupe Matmatah en lui demandant de préciser sa position :

Bonjour,

Une question a transmettre aux membres du groupe :

J’ai remarqué sur le site de la SACEM le nom de Matmatah sur une pétition demandant à la représentation nationale d’adopter en l’état la loi « création et internet » aussi appelée HADOPI.
J’ai été surpris et je souhaiterais savoir s’il s’agit là de la position du groupe :
Demander l’adoption de cette loi qui prévoit, et ce n’est pas le moindre de ses défauts, l’installation d’un robot verbalisateur dans la chambre de chaque adolescent, comme l’a dit le ministre britannique en charge de la propriété intellectuelle, David Lammy.

Merci de votre réponse.

Johan

En attendant leur réponse, je suspends toute opération financière pouvant leur bénéficier d’une façon ou une autre.




Jean Ferrat aussi…

Alors là, ça fait mal…celui qui s’interrogeait :

Ainsi donc, ainsi donc, il n’y aurait d’autre choix pour vivre que dans la jungle ou dans le zoo

demande rien de moins que l’on installe dans la chambre de chaque adolescent un flic automatisé…c’est vrai que dans une autre de ses chansons il parlait « baiser la police comme il faut », sans doute le sort qu’il prévoit de réserver à vos enfants.

Je lui ai donc aussi envoyé un mail :

Bonjour,

J’ai été surpris de trouver le nom de Jean Ferrat sur une liste de signataires d’une pétition appelant à l’adoption du paquet de Lois appelé « création et internet » ou encore « HADOPI »

J’aimerais avoir confirmation que Jean FERRAT est bien signataire de cette pétition et que comme indiqué dans celle-ci il demande à la représentation nationale d’adopter cet ensemble de Lois inefficaces et liberticides ?

Cordialement,

Johan

Dépenses suspendues en attente de réponse.




HADOPI déjà crackée !

Peer-to-Peer –

Avec IPREDATOR, The Pirate Bay va proposer aux internautes du monde entier de faire transiter toutes leurs communications via un réseau virtuel privé (VPN) qui interdira toute surveillance et tout filtrage des contenus téléchargés et partagés par les utilisateurs.

Les administrateurs de The Pirate Bay avaient présenté l’été dernier un projet de cryptage du web sous le nom de Projet IPETEE (Transparent end-to-end encryption for the internets). L’idée était alors d’implémenter un cryptage des communications de bout en bout de la chaîne de communication, de celui qui envoie un paquet à celui qui le reçoit et le déchiffre. Le chiffrage devait être réalisé au niveau du protocole réseau, de façon à ce qu’il couvre tous les types de communications : emails, web, P2P, streaming, messagerie instantanée…

Sans attendre la sortie de IPETEE, The Pirate Bay a dévoilé cette semaine IPREDATOR, un service de réseau virtuel privé anonyme créé en réaction à l’adoption en Suède d’une loi basée sur la directive européenne IPRED (Intellectual Property Rights Enforcement Directive), qui vise à renforcer les sanctions contre le piratage. La loi permet aux industries culturelles, comme en France, de collecter elles-mêmes les adresses IP des internautes suspectés d’infractions au droit d’auteur.

Avec IPREDATOR, The Pirate Bay propose aux internautes du monde entier de faire transiter toutes leurs communications via un réseau virtuel privé (VPN), qui ne stockera aucune donnée de connexions. Si les ayants droit ou les autorités de police interceptent une adresse IP, ce sera celle du VPN, et il n’y aura pas la possibilité de remonter jusqu’à l’utilisateur. Et surtout, il sera impossible de savoir ce qui se passe au sein du VPN, et de savoir qui télécharge quoi. Dans le cas de la loi Création et Internet et de la riposte graduée, le service permet donc à ceux qui souhaitent continuer à télécharger librement de le faire sans exposer les oeuvres qu’ils partagent, y compris aux yeux des FAI qui ne savent pas ce que font leurs abonnés au sein d’un VPN.

Avantage supplémentaire, le VPN interdit tout filtrage. Toutes les communications sont encapsulées, de sorte qu’il est impossible de savoir ce qui est du P2P, du streaming, de la navigation sur Internet ou du jeu en ligne. Les FAI seraient obligés d’interdire le VNP, ce qui semble très improbable.

Le service, qui coûtera 5 euros par mois, est actuellement en phase de bêta-test privé. Il pourrait être ouvert au 1er avril, ce qui n’est pas une farce.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Et voilà, on mets un flic dans la chambre de chaque ado pour….RIEN ! (merci au passage à tous les artistes engagés pour la destruction des libertés individuelles)
Quand comprendront-ils que c’est le modèle économique basé sur la matérialité et le non-partage qui est à bannir ?




Les artistes qui s’engagent contre HADOPI

Bien plus honorables que Tryo, Les Ogres De Barback s’engagent contre la loi HADOPI…pour les morceaux en live avec Tryo on fait comment…?

Donc je vous encourage à aller voir les Ogres en concert (de la balle), à les soutenir, acheter leurs disques et être très gentils avec eux !

Le site officiel des ogres

Orbor : Un artiste que je ne connaissais pas mais auquel je vais m’intéresser au plus vite




Tryo…à la droite des jeunes UMP.

Dans un petit billet publié récement je soulevais le problème de la pétition en faveur de l’HADOPI signée, sans doute à la va-vite, par 10 000 « artistes » (en fait bcp d’ayants droits par héritage).

Je m’interrogeais déjà sur la présence de nombre de signatures d’artistes étiquetés voire revendiqués à gauche.

J’ai toujours du mal à rester dans l’interrogation et j’ai donc commencé à contacter les artistes que j’écoute et dont je suis surpris de trouver le nom sur cette pétition. En premier lieu j’ai donc contacté le groupe Tryo, ceux qui se vantent de n’avoir que la gauche dans leurs concerts, pour leur poser la question. Je suis passé par le site officiel et le webmestre très courtois m’a fort aimablement répond. Voici une transcription de nos échanges :

Bonjour,

Je suis un vieil amateur de Tryo, j’apprécie au plus haut point votre sens de la création musicale et vos textes, j’ai plusieurs de vos albums en CD (officiels) et je pense vous voir bientôt en concert pour la première fois dans ma ville (l’occasion pour moi de chanter « désolé pour hier soir » le lendemain du concert).

Je suis un internaute sensibilisé à la liberté d’expression autant sur Internet qu’à travers les œuvres et j’accorde une importance fondamentale à la création et à la diffusion des richesses culturelles.

Je ne vous cache pas que je vois en la Loi HADOPI de grands dangers  pour la libre circulation des richesses culturelles et la liberté d’expression sur Internet.

A ma grande surprise, j’ai vu le nom de Tryo apparaitre sur une pétition diffusée par la SACEM et présentée comme une liste des artistes soutenant la Loi HADOPI. Comme je trouve que ce texte de Loi est par bien des points fondamentalement contraire aux idées que j’ai cru percevoir dans vos textes, je souhaiterais connaitre votre position réelle sur cet ensemble de textes liberticides (justice sans juge, fichage, filtrage, sites labellisés seuls accessibles sur les bornes publiques, interdiction de fait du « partage libre » des connections par imputation d’une responsabilité des actes d’autrui au titulaire de l’abonnement Internet…).

Dans l’attente de votre réponse je vous adresse mes salutations les plus respectueuses et vous remercie pour le travail que vous accomplissez pour la culture et, à travers elle, pour la société toute entière.

Jo

Ci-dessous, la réponse du webmestre :

Bonjour,

Je prend connaisse de votre mail, je vous remercie de l’intérêt que vous portez au groupe.
Je travaille avec celui-ci et dans ce cadre, pouvez-vous me communiquer cette pétition ? A défaut un lien ?

Cordialement
Christophe

Je ne vous cache pas que j’ai cru un moment que Tryo n’avait pas signé cette pétition et que donc l’honneur des jeunes artistes de gauche était sauf…j’ai donc répondu :

Bonjour Christope,

Merci de votre réponse.

La pétition est diffusée par la SACEM sous forme d’un PDF téléchargeable à cette adresse :
http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/contentView.do?contentTypeId=2&contentId=536899202&programId=536899201&pageTypeId=536880186

Le nom de Tryo apparait en page 40 (classement alphabétique).
Il semble que plusieurs artistes apparaissent sur ce document à leur insu…est-ce aussi le cas de Tryo ? Une pétition bidonnée par la SACEM serait une manipulation extrêmement nuisible au débat démocratique, surtout sur un texte aussi polémique.

Il y a six mois déjà l’UFC-Que Choisir, qui n’est pas connue pour être un groupuscule de pirate, avait publié une critique très pertinente de ce projet de loi, leurs observations restent valables. Le pire est que ce texte ne s’occupe pas que de reproduction illicite d’oeuvres protégées par le droit d’aureur mais prépare une véritable métamorphose d’Internet afin de brider les possibilités de diffusion et publication accordées par ce média qui en font aujourd’hui un espace de sauvegarde de la liberté d’expression. Par ailleurs cette Loi rend juridiquement dangereux l’utilisation de logiciels et systèmes d’exploitation libres, dont je suis utilisateur et défenseur, comme l’a très bien fait remarquer l’April.

Merci de l’attention que vous portez à ma requette, HADOPI repasse à l’assemblée fin mars/début avril et nul ne peut douter qu’Albanel utilisera tous les moyens pour parvenir à faire adopter ce texte.

Saluez amicalement les membres du groupe de ma part.

Jo

Mais voilà que je recevais presque tout de suite après une réponse d’une entité appelée « l’équipe Tryo.com », réponse à mon premier message :

Bonjour,

La loi Hadopi ne s’oppose pas à la libre circulation des fichiers libres. de droit.
Elle n’est pas parfaite mais pour la première fois, elle ne risque pas de mettre des gens en prison ou d’infliger d’énormes amendes.
Elle est loin d’être parfaite mais c’est le moins pire qu’on nous ai proposé.
Et enfin, en cas d’injustice (il est clair que cela arrivera) il sera toujours possible de saisir facilement et gratuitement un juge de proximité.

Et rappelons, qu’avant la sanction extrême de la suppression de la ligne, de nombreux avertissement permettront à l’internaute de soit se mettre en conformité avec la loi, soit faire valoir sa bonne foi en cas de contestation.

Amicalement,
L’équipe tryo.com

Suivi d’un réponse à mon deuxième message par le Christophe qui avait répondu fort aimablement à mon premier message :

Johan,

Je me permet de revenir vers vous et vous confirme que Tryo a signé cette pétition et défend les droits d’auteurs.

Cordialement
Christophe
N’ayant pas vu ce message (étourderie quand tu nous tiens) j’avais préparé une réponse au message de l’équipe « Tryo.com » :
Bonjour « L’équipe tryo.com« ,

Avec un peu de retard : hier j’avais quelques pavés à user.  😉

Je suis désolé : je ne voulais pas partir dans un débat pour/contre la Loi HADOPI, je souhaitais juste savoir si :
– Le groupe Tryo avait effectivement signé cette pétition ?
– Le groupe Tryo soutenait, comme l’affirme cette pétition, la Loi HADOPI et demandait à la représentation nationale de l’adopter ?

Je débattrais volontiers du texte mais serons-nous capables de débattre sereinement ou juste de nous envoyer des affirmations contradictoires et parfois caricaturales ? Vous trouverez ci-dessous quelques réponses à vos premières affirmations. J’espère qu’elles ne feront pas obstacle à la transmission aux membres du groupe de mes interrogations ci-dessus.

Très amicalement,

Johan.

PS: Je ne suis pas contre la protection des oeuvres car, entre autres, je ne souhaite pas que n’importe qui puisse faire n’importe quoi avec mes propres créations. Je cherche juste une façon efficace de les protéger tout en protégeant aussi le public et la liberté.

________

« La loi Hadopi ne s’oppose pas à la libre circulation des fichiers libres. de droit. »

Pas frontalement c’est certain, c’est par contre un dégât collatéral qui a été complètement négligé dans le choix des moyens d’action mis en œuvre :

La Loi HADOPI prévoit comme moyen de lutte contre la contrefaçon, ou plutôt de prouver son innocence, le verrouillage complet du P2P (très judicieux, à l’heure où l’on ne télécharge quasiment plus ni films ni musique en P2P) par l’installation de logiciels labellisés (cahier des charges ? financement ? « risque » de corruption ?) fermant les ports de connexions utilisés par les logiciels de P2P. Les statistiques d’usage du P2P sont en baisse constante depuis plus d’un an.

Les fichiers libres de droits bénéficient énormément de cette technologie sans laquelle celui qui souhaite mettre son travail à disposition doit trouver un financement pour assurer la disponibilité de ses fichiers. Je mets moi-même un peu de mes créations en ligne (Créative Common) grâce à une offre payante mais le coût de diffusion de gros fichiers ou de fichiers très sollicités n’est pas supportable par celui qui mets gratuitement son contenu à disposition. Aujourd’hui je n’ai pas de moyen de faire du streaming autre qu’en P2P, avec mon contenu ou du contenu libre. Je partage d’ailleurs gratuitement à cet instant précis plus de 50 Go de contenu libre de droits (GPL, Créative common) quand mon hébergement payant ne me permet pas d’en stocker le 10ième.

La Loi HADOPI n’est pas faite pour gêner la diffusion des contenus libres de droit, mais en faisant l’amalgame entre plate forme de P2P et viol du droit d’auteur elle se trompe de cible et nuit à un mode diffusion basé sur le partage. Plutôt que de lutter contre le viol du droit d’auteur, elle lutte contre le partage, ce en quoi elle est fidèle à l’orientation politique du gouvernement qui en est l’auteur.

Concernant l’utilisation des systèmes d’exploitation libres, les amendements prévoyant la portabilité et la publication des sources des logiciels « troyens » labellisés ont été refusés. Ils sont donc de fait ontologiquement incompatibles avec un environnement libre.

Je dispose, sur mon réseau personnel, de sauvegardes de fichiers tout à fait privés et confidentiels. Il est hors de question qu’un logiciel dont les sources n’ont pas été publiées tourne sur mes machines. Si je n’ai pas installé le fameux « troyen » labellisé HADOPI, je n’ai plus de moyens « homologués » pour prouver avoir suffisamment sécurisé ma ligne et n’avoir pas téléchargé d’oeuvres protégées.

Qui va devoir investir dans le dévelopement et la labellisation d’un logiciel open-source de bridage et de contrôle à distance ?

Quand à fournir « mon » disque dur…j’aimerais bien que l’on me précise combien je devrais en fournir…tout mon réseau ? Mon serveur ? Mes stations de travail ? Mes PDAs ? Mon routeur ? Mon imprimante ? Qu’en sera-t-il de mes machines virtuelles ? Comment vais-je pouvoir assurer la disponibilité de mes fichiers si mon équipement doit être saisi pour prouver mon innocence quand « thepiratebay » ou n’importe quel farceur aura publié une liste tirée au hasard comportant les 4 numéros qu’on appelle mon IP ?

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« Elle n’est pas parfaite mais pour la première fois, elle ne risque pas de mettre des gens en prison ou d’infliger d’énormes amendes. »

C’est faux, les sanctions prononcées par l’HADOPI ne se substituent pas aux procédures pénales. L’explosion du nombre de constations (1000/jours selon les prévisions officielles) amèneront forcément plus de gens devant les tribunaux, même si les traitements judiciaires ont davantage de chances de ne concerner que les plus gros abuseurs. En comparaison aujourd’hui quasiment personne ne passe au tribunal et ne va en prison pour avoir partagé…

La Loi HADOPI n’abroge aucun des dispositifs prévus précédemment, elle crée juste un nouveau délit de « non protection de son accès internet » permettant d’inventer la responsabilité du fait d’autrui. Si autrui pirate ma connexion pour télécharger du contenu protégé, c’est mon abonnement qui sera suspendu, pas le sien car c’est de ma responsabilité, je suis le titulaire de l’IP attachée à l’abonnement. Et celà est incontestable, c’est la force de ce projet de Loi : à défaut de trouver le coupable, elle trouvera toujours quelqu’un à sanctionner.

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« Elle est loin d’être parfaite mais c’est le moins pire qu’on nous ai proposé. »

Elle marche à reculons.
Elle veut maintenir en place un système obsolète à la seule fin de garantir les montages financiers des éditeurs et distributeurs.
Beaumarchais à révolutionné la création en la dotant d’un « droit » pour la protéger de la matérialisation (imprimerie), ce droit s’est révélé assez bien adapté pendant toute l’histoire de la matérialisation de la création, après l’imprimerie est venu l’enregistrement audio, puis le cinéma.
Ensuite il a commencé à montrer ses limites avec la radiodiffusion, première forme de dématérialisation (plus de support physique pour transporter l’oeuvre), et les conflits autour des radio libres dans les années 70. Avec quelques patchs elle a pu protéger encore un peu la création et la rémunération des artistes, mais bien moins que la rémunération du contenant.

Le modèle économique induit par la matérialisation de la culture impose une rémunération de l’auteur par le commerce du contenant (le support physique, le packaging, la com). Le contenu (l’œuvre écrite, sonore, visuelle) ne se valorise plus qu’a travers son contenant (livre, CD, DVD). Mais l’ère du contenant est dépassée.

Internet et un réseau mondial ou diffuseur et auditeur traitent de pair à pair, ce qui favorise le partage des moyens et contributions nécessaires à la diffusion (serveur perso, P2P), il est urgent d’inventer un nouveau mode de protection et de
rémunération de la création. Un modèle économique en phase avec la dématérialisation de la richesse culturelle.

La disparition du contenant, diminue le coût pour le public, laisse une plus grande marge pour la rémunération de l’artiste et force l’industrie à se transformer si elle veut/doit survivre (syndrome du maréchal ferrant).

Un nouveau moyen de maintenir une situation injuste ne peut jamais être considéré comme « moins pire » puisqu’il permet de perpétuer un système qui devrait disparaître au plus vite, un système qui rémunère mieux le fabriquant/distributeur de contenant que l’auteur du contenu.

Elle institue un fichage supplémentaire aux mains d’acteurs privés.
Elle privatise la recherche de la preuve (sociétés d’ayants droit ou société privées mandattées par elles) ce qui impose des besoins de rentabilité, d’où des concession à attendre sur la qualité des procédures.
Elle instaure comme preuve une donnée très facilement falsifiable : l’adresse IP, j’attends avec impatience les messages d’avertissements adressés à des ayants droits, des ministères, des sites d’artistes ou des imprimantes en réseau.

Les techniques actuellement en vogue au niveau du téléchargement illégal d’oeuvres protégées ne sont pas du tout concernées par la Loi HADOPI, rien sur les newsgroups, rapidshare et mégauploads entre autres…ces techniques ainsi que le P2P crypté et décentralisé assurent à cette loi d’être aussi inefficace que dangereuse et liberticide.

Avec l’augmentation des débits disponibles, de nombreux titulaires d’accès commençaient à partager non pas des fichiers mais leur connexion, un routeur WiFi d’occasion dans la DMZ et il devient possible laisser un bout de sa connexion en accès libre. Ce geste solidaire est très pratique pour celui de passage qui veut lire ses mails ou en envoyer sans avoir besoin de payer un abonnement « 3G ». Après HADOPI cette pratique sera de fait illégale puisqu’elle consiste à laisser volontairement sa(une) connexion non sécurisée. Voilà comment une mauvaise et inefficace protection du droit d’auteur peut tuer une initiative solidaire. Un ami me répondait il y a peu à propos de son WiFi non sécurisé : « si ça me coute pas plus cher et que ça permet à un pauvre gus d’avoir internet »…j’ai du lui répondre « avec les nouvelles lois soutenues par les artistes tu n’aura plus le droit de laisser les gens utiliser ce que tu les laisse prendre sans que ça te coute plus cher », il m’ a répondu fort judicieusement « c’est con »…

______

« en cas d’injustice (il est clair que cela arrivera) il sera toujours possible de saisir facilement et gratuitement un juge de proximité. »

La loi HADOPI utilise le même principe de présomption de culpabilité que les radars automatiques, il s’agit exactement du même modèle de sanction : contrôle automatisé (à ceci près que l’identification par l’IP est infiniment moins fiable que celle par la plaque d’immatriculation du véhicule), intervention humaine minimale, magistrats tamponneurs à la chaine (8 magistrats pour 1000 actions par jour si mes souvenirs sont exacts), le titulaire de l’abonnement remplaçant celui de la carte grise…vous avez déjà essayé de contester un PV de radar automatique ?

Les moyens prévus par la Loi de prouver son innocence (la présomption d’innocence est pourtant généralement considérée comme un fondement de la démocratie) ne sont ni fiables (IP), ni accessibles à tout les utilisateurs (notamment d’OS libre et/ou un peu exotiques).

Quand au blocage des ports de communication utilisés par les logiciels de P2P on a vu qu’il n’était pas la solution non plus car il gène la diffusion de contenu libre en plus de ne pas être efficace.
________

« Et rappelons, qu’avant la sanction extrême de la suppression de la ligne, de nombreux avertissement permettront à l’internaute de soit se mettre en conformité avec la loi, soit faire valoir sa bonne foi en cas de contestation. »
Dans le texte à l’heure actuelle, seul le premier avertissement (par mail) est obligatoire (et à la charge du FAI) et l’accusé réception n’est pas mentionné. Bonjour les soucis pour ceux qui n’ont pas maintenu à jour leurs informations auprès de leur FAI, qui ont changé de compte mail et ne l’ont pas mentionné.
Le deuxième envoi (le postal) est facultatif.
Les délais judiciaires risquent de faire aboutir les procédures alors que la « sanction » aura été purgée depuis longtemps, le recours n’étant pas suspensif.

Vous avez déjà essayé de contester un PV de radar automatique ? (bis) 😉

Si la procédure de mise en conformité avec la Loi est un blocage de mon client Transimssion (les ISO des dernières distribs sont de plus en plus lourds et toutes les distributions ne sont pas diffusés avec les moyens de Cannonical), ou l’installation d’un logiciel incompatible avec mon OS (mes en fait), je me retrouve en insécurité juridique. Pour rappel : je paye déjà une taxe sur les supports physiques qui me servent à archiver ou diffuser mes créations !

_______
Il reste enfin tout ce qui ne concerne ni la création, ni le P2P et qui a été glissé dans cette loi fourre-tout…

Bon comme je n’avais pas vu la réponse au moment de la rédaction de ce courrier un peu long, j’ai donc répondu au mail me confirmant que Tryo soutenait l’HADOPI :
Bonjour,

Merci pour votre réponse. Je ne l’avais pas vue de suite et j’ai envoyé une réponse à un autre mail de « l’équipe Tryo.com ». Pardon pour ce message qui se trouve donc être inutile.

Cordialement,

Johan

Ex-fredonneur, ex-auditeur, ex-spectateur, pour finir : ex-consommateur.
Voilà, je n’écouterais et ne financerais plus le groupe Tryo.
Comme le ministériel terme de « riposte graduée » le laisse entendre nous sommes entrés dans une guerre, « riposte » est un terme guerrier. Cette guerre oppose les partisans de l’accès le plus large à la culture, de la liberté, du partage, du respect de la vie privée, de la justice aux intégristes de la propriété et de la rentabilité financière.
Je ne puis me résoudre à soutenir financièrement les soutiens de mes ennemis, ceux qui tous les jours dans ce pays bafouent les libertés individuelles et ce qui reste d’humanité dans la population. Il serait temps d’accorder les actes, fussent-ils des signatures, avec les paroles, fussent-elles celles de chansons.
Tryo n’est sans doute que le premier d’une longue liste d’artistes que je m’apprête à dorénavant ignorer complètement. Un artiste qui place l’argent que je pourrais lui donner avant les idéaux portés par son oeuvre ne me considère pas comme un spectateur ou un auditeur mais comme un consommateur.
C’est d’autant plus dommage que dans le même temps on voit bien que les jeunes UMP, pour lesquels je n’ai jamais eu la moindre considération, sont eux capables d’ouvrir suffisament les yeux sur cette insulte à la liberté, l’égalité, la fraternité qu’est la loi HADOPI.
Tristement,
Jo.




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