Blackout du Net en France

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Julien Coupat est toujours en détention…

Chez Libé

Chez Libé

La France détiens toujours son prisonnier politique. Déclaré coupable par la ministre de l’intérieur, alors que le dossier d’instruction est vide, Julien COUPAT vit en détention depuis le 11 novembre 2008.

Rien ne permet de relier effectivement Julien COUPAT aux actes de sabotages qui lui sont reprochés et abusivement qualifiés de terroristes ! Bien que la ministre de l’intérieur se soit vantée d’une longue surveillance et que l’instruction ait bénéficié de moyens tout à fait exceptionnels afin de charger les résidents de la ferme de Tarnac, le dossier reste vide. UN vide que n’arrive même pas à combler la retranscription d’une émission télé ou a été interviewé lGérard, le père de Julien.

Alors que des activistes anti-nucléaire en Allemagne revendiquent les sabotages, les pouvoirs publics français essayent par tout les moyens d’inventer la culpabilité d’un homme dont le plus grand tord a été de posséder un exemplaire d’un livre comprenant trop de mots de plus de 5 lettres pour pouvoir être compris par la tête ou les bras de notre état.

Il est de notre devoir de citoyen français d’exiger que cesse ces exactions qui bafouent et insultent le premier mot de notre devise, liberté : liberté pour Julien COUPAT, liberté et réparation.

Le gouvernement, l’interieur et la justice, ainsi que le chef de l’état sont coupables. Coupables de maintenir enfermé un innocent (jusqu’à preuve du contraire) derrière les barrreaux dans le seul but de destabiliser ce qui reste de gauche en France. Julien COUPAT est un prisonnier politique. Le chef de l’état et les ministères de l’intérieur et de la justice, avec la complicité de l’assemblée nationale, ramènent notre pays au niveau des pires dictatures que l’on nous montre à la télé en dénonçant leurs prisons politiques.

…Schijo




Si la solidarité devient un délit…

le site

le site

Nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Tel est l’appel à la mobilisation pour demain mercredi 8 avril 2009.

En effet, dans la France de Sarkozy la solidarité devient un délit. Là ou nous critiquions l’individualisme érigé en valeur, l’état institue l’altruisme en faute. Quand notre devise est autant bafouée l’article 35 doit être appliqué :

Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Cette journée de solidarité est donc à part entière une journée de défense et d’application de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.




Indochine : « nous n’avons signé aucune pétition défendant l’Hadopi »

Fièrement, la ministre de la Culture Christine Albanel a brandit à l’Assemblée Nationale à plusieurs reprises la pétition de la Sacem qui assure que 10.000 artistes sont favorables au projet de loi Création et Internet, ce qui justifierait de mettre tout en oeuvre pour l’adopter, y compris contre le respect des droits de la défense. Parmi les noms listés dans cette pétition figurait celui du leader du groupe Indochine, Nicola Sirkis.

Or, comme nous l’ont signalé plusieurs lecteurs, le groupe dément. « Contrairement à ce qui est annoncé sur certains sites (j’aimelesartistes) soutenant la loi Hadopi, Nicola Sirkis et Indochine ne soutiennent en rien cette loi et n’ont signé aucune pétition la défendant« , explique Indochine sur son site officiel. « La position du groupe et de Nicola a toujours été très claire sur ce sujet« .

Ca n’est pas le premier quiproquo du genre, puisque déjà DJ Cut Killer s’était élevé contre l’exploitation de son image sur le site Jaimelesartistes.fr, alors qu’il n’est pas favorable à la riposte graduée, contrairement à ce que laissait croire le site de propagande du ministère de la Culture.

On ne s’étonnera pas de voir arrriver sur la pétition des noms d’artistes qui ne soutiennent pas la répression contre le piratage par la suspension des abonnements à Internet. Lorsque la Sacem a lancé sa pétition, Numerama avait en effet pointé du doigt la méthode, en parlant de « pétition faussée« . Le texte de la pétition ne parlait pas du tout du contenu du projet de loi, puisqu’il se contentait du message suivant : « Mesdames et Messieurs les parlementaires, pour assurer la juste protection de leurs droits et le respect de la valeur de leur travail, pour concilier les atouts d’Internet et la diversité musicale, les artistes, les créateurs et tous les acteurs de la filière de la musique soutiennent le projet de loi « Création et Internet ». Ils vous demandent solennellement d’adopter ce projet de loi« .

Il est donc possible que Nicola Sirkis ait souhaité « assurer la juste protection » de ses droits et du « respect de la valeur de leur travail« , et même « concilier les atouts d’Internet et de la diversité musicale« , sans réaliser que ce qu’on lui demandait de signer visait à avertir et condamner massivement des internautes, sans preuve, sans moyen de défense, et sans rémunération supplémentaire pour les artistes. Indoche assure toutefois n’avoir rien signé du tout, pas même une pétition faussée.

Lors de la précédente pétition de la Sacem, pour la loi DADVSI, des artistes s’étaient déjà plaints d’apparaître sur la pétition pro-DADVSI de la Sacem sans avoir mémoire d’avoir signé quoi que ce soit. Selon une source proche du dossier, certaines maisons de disques s’étaient contentées de faxer d’office la liste de leurs artistes pour les ajouter à la pétition, sans les consulter au préalable. On ne peut toutefois pas croire que la maison de disques de Nicola Sirkis, Sony Music, a eu recours à ce genre de procédés contestables pour la pétition sur l’Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Après DJ Cutkiller et Indochine combien d’autres fausses signatures sur cette pétition ? Déjà que vu les réponses aux mails Tryo n’a visiblement rien compris à la question posée…




La cuisine est dangereuse…

L article de l Alsace

L article de l Alsace

On savait que manger trop de viande pouvait tuer. Aujourd’hui même la cuisine végétalienne semble trop dangereuse au goût de nos dirigeants…à moins qu’il ne s’agisse que d’une obstruction à la liberté d’expression… on n’ose y croire.

…Schijo




Listes de filtrage : une descente de police contre Wikileaks



Société 2.0 –


Au moins 11 agents de police allemands ont perquisitionné cette semaine le domicile de Theodor Reppe, le propriétaire du nom de domaine allemand du site d’investigation Wikileaks. Ses administrateurs pensent que la raison de cette descente réside dans la publication des listes de sites censurés dans plusieurs pays, au moment où l’Allemagne (comme la France) réfléchit elle-même à un mécanisme de censure du web piloté par l’Etat.



Les autorités de police allemandes ont effectué une perquisition mardi au domicile de Theodor Reppe, le titulaire du nom de domaine Wikileaks.de, rattaché au célèbre site d’investigation basé en Suède. Selon les documents dévoilés par Wikileaks, la police recherchait des preuves d’un délit de »distribution de contenus pornographiques« . Le site n’héberge pourtant aucun contenu pornographique ou pédophile, mais il a publié récemment des listes censées rester secrètes de sites censurés en Australie, en Thaïlande, et au Danemark. Le site pense que c’est ce qui a conduit à la perquisition.


En diffusant ces listes, Wikileaks a choisi de les laisser intactes, sans procéder lui-même à la moindre censure. Or les listes pointent dans leur grande majorité vers des sites de contenus pédophiles, mais aussi vers des sites qui ne devraient pas être bloqués. Nous rapportions ainsi récemment que la liste australienne semblait aussi pointer vers des sites pornographiques légaux à la YouTube, des sites religieux, différentes pages Wikipedia, des sites sur l’euthanasie, une agence de voyage, le site d’un dentiste ou des sites de liens BitTorrent.


En publiant ces listes, couvertes en Suède par le secret des sources des journalistes, Wikileaks souhaite alerter la population sur les risques de dérives d’un filtrage basée sur une liste qui n’est pas rendue publique, où le motif de censure pour chacun des sites listé n’est pas vérifiable.


Selon Wikileaks, Theodor Reppe est uniquement propriétaire de l’URL allemande de Wikileaks, et gère un miroir qui diffuse des documents américains sans rapport avec les listes de filtrage. Il est aussi par ailleurs l’administrateur de morphium.info, l’un des principaux serveurs Tor utilisés par les internautes qui souhaitent anonymiser leur navigation.


La police aurait demandé à Reppe les mots de passe du domaine Wikileaks.de pour le désactiver (ce qui ne semble pas être le cas). L’homme a par ailleurs refusé de signer le rapport de perquisition, qui mentionnait qu’il avait refusé un témoin alors qu’on ne lui aurait pas proposé. Le rapport reconnaît par ailleurs que Theodor Reppe n’a pas été informé de ses droits.


« La perquisition semble liée à une récente hystérie sociale allemande autour de la pédopornographie et la bataille controversée sur un système de censure national mené par la ministre allemande de la famille Ursula von der Leyen« , estime Wikileaks. « Elle survient juste quelques semaines après qu’un membre du parlement, le ministre SPD Joeg Tauss s’est fait fouiller son bureau et son domicile privé par la police. Des bloggeurs allemands qui discutaient du sujet ont également fait l’objet d’une perquisition« .


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Julien Coupat, déjà 166 jours…

C’est mon anniversaire aujourd’hui (je ne vous dirais pas mon age) et après la journée de taf, ce sera un jour de fête. Cette fête n’aura pas lieu sans une pensée pour Julien COUPAT, prisonnier politique en France depuis 166 jours. Les médias n’en parlent plus du tout alors on a parfois tendance à l’oublier…on a donc le devoir d’en parler nous-même.

Le point sur le vide abyssal du dossier d’instruction (Le Monde)

Edito du Monde le 17 mars

Le site du comité de soutien aux inculpés de Tarnac.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, l’insurrection qui vient est téléchargeable en PDF.

L\’insurection qui vient.




HADOPI déjà crackée !

Peer-to-Peer –

Avec IPREDATOR, The Pirate Bay va proposer aux internautes du monde entier de faire transiter toutes leurs communications via un réseau virtuel privé (VPN) qui interdira toute surveillance et tout filtrage des contenus téléchargés et partagés par les utilisateurs.

Les administrateurs de The Pirate Bay avaient présenté l’été dernier un projet de cryptage du web sous le nom de Projet IPETEE (Transparent end-to-end encryption for the internets). L’idée était alors d’implémenter un cryptage des communications de bout en bout de la chaîne de communication, de celui qui envoie un paquet à celui qui le reçoit et le déchiffre. Le chiffrage devait être réalisé au niveau du protocole réseau, de façon à ce qu’il couvre tous les types de communications : emails, web, P2P, streaming, messagerie instantanée…

Sans attendre la sortie de IPETEE, The Pirate Bay a dévoilé cette semaine IPREDATOR, un service de réseau virtuel privé anonyme créé en réaction à l’adoption en Suède d’une loi basée sur la directive européenne IPRED (Intellectual Property Rights Enforcement Directive), qui vise à renforcer les sanctions contre le piratage. La loi permet aux industries culturelles, comme en France, de collecter elles-mêmes les adresses IP des internautes suspectés d’infractions au droit d’auteur.

Avec IPREDATOR, The Pirate Bay propose aux internautes du monde entier de faire transiter toutes leurs communications via un réseau virtuel privé (VPN), qui ne stockera aucune donnée de connexions. Si les ayants droit ou les autorités de police interceptent une adresse IP, ce sera celle du VPN, et il n’y aura pas la possibilité de remonter jusqu’à l’utilisateur. Et surtout, il sera impossible de savoir ce qui se passe au sein du VPN, et de savoir qui télécharge quoi. Dans le cas de la loi Création et Internet et de la riposte graduée, le service permet donc à ceux qui souhaitent continuer à télécharger librement de le faire sans exposer les oeuvres qu’ils partagent, y compris aux yeux des FAI qui ne savent pas ce que font leurs abonnés au sein d’un VPN.

Avantage supplémentaire, le VPN interdit tout filtrage. Toutes les communications sont encapsulées, de sorte qu’il est impossible de savoir ce qui est du P2P, du streaming, de la navigation sur Internet ou du jeu en ligne. Les FAI seraient obligés d’interdire le VNP, ce qui semble très improbable.

Le service, qui coûtera 5 euros par mois, est actuellement en phase de bêta-test privé. Il pourrait être ouvert au 1er avril, ce qui n’est pas une farce.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Et voilà, on mets un flic dans la chambre de chaque ado pour….RIEN ! (merci au passage à tous les artistes engagés pour la destruction des libertés individuelles)
Quand comprendront-ils que c’est le modèle économique basé sur la matérialité et le non-partage qui est à bannir ?




HADOPI…il y a 6 mois déjà.

L article d'octobre de que choisir sur l HADOPI
L article du 30 octobre de que choisir sur HADOPI

Le pire dans la lutte qui nous oppose aujourd’hui au lavage de cerveau général que le lobby de l’industrie « culturelle » nous impose, c’est de se souvenir qu’il y a près de six mois déjà l’UFC-Que Choisir signalait déjà les principaux problèmes qui rendent cette loi inique.

6 mois plus tard la loi est passée par le sénat, est en discussion à l’assemblée, la sinistre qualifie les opposants à HADOPI de « cinq gus dans un garage » et se plaint que les hackers (lesquels ?) aient fait tomber son site après qu’elle les y ait invités…

Rien n’est moins démocratique qu’un simulacre de démocratie. Contre les sondages bidonnés qui osent affirmer que 80% des français souaitent que l’internet disparraisse de tous les foyers français…on va devoir s’organiser




L’hébergeur de Jaimelesartistes.fr était contre la loi Création et Internet

Jeudi, la député Verts Martine Billard s’est élevée dans l’hémicycle contre la campagne d’e-mailing organisée par le gouvernement à destination des parlementaires, et accusé nommément la société Push it Up. « Je voudrais, madame la ministre, vous interpeller à propos de spams que nous recevons en ce moment et qui sont envoyés par une liste de diffusion appelée « J’aime les artistes ! ». Je les reçois sur ma messagerie personnelle : cette intrusion dans ma vie privée est un peu surprenante« , s’est ainsi agacée Martine Billard. « Je me suis demandé qui était derrière « J’aime les artistes ! » et j’ai découvert que ces pourriels étaient envoyés par la société Push It Up« .

En réalité, les choses étaient plus subtiles que ça… et plus cocasses. Le fondateur de la société Push it Up (en fait une TPE d’un seul employé), qui a choisi de jeter l’éponge hier soir après une montée des attaques DDoS contre ses serveurs, est lui-même contre la loi Création et Internet, et l’a fait savoir sur le blog de sa société. « Je suis évidemment totalement contre cette loi idiote, et je vous invite à lire ces articles de deux personnes à la fois intelligentes et qui ont compris qu’il fallait s’adapter à l’évolution qu’apporte Internet, et non pas essayer de freiner le changement pour faire plaisir à certains…« , écrit-il en renvoyant vers les positions exprimées par Jacques Attali et Serge Soudoplatoff.

Mais alors, pourquoi l’avoir hébergé ?

« Nous ne sommes qu’un prestataire technique pour une agence de communication qui travaille pour le ministère de la culture. Et nous n’avons pas l’habitude de censurer le contenu des sites de nos clients (même si ça me démange dans ce cas), ni les mails qu’ils envoient« , explique Fabico, le gérant de Push it Up.

« Cependant, suite au discours entendu (jeudi) matin, nous avons prévenu l’agence de communication en question que nous nous refusons à être l’intermédiaire technique pour tout nouveau mailing, et qu’ils devront trouver un autre prestataire s’ils veulent spammer des députés« .

« Etant ingénieur en informatique, je suis totalement conscient du caractère inapplicable de la loi, et qu’elle peut d’ailleurs nous faire courir des risques en tant qu’hébergeur Internet. Elle n’est faite que pour satisfaire les majors du disque, ou d’autres grosses sociétés ayant des intérêts dans le domaine. »

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Je ne suis pas partisan des agences de com ou autres parasitages de la démocratie et falsificateurs de vérité…mais là il s’agit juste d’un hébergeur.

Plutôt que pondre un projet de loi pareil sous la dictée des lobbys de « l’industrie » de la culture, une certaine ministre aurait mieux fait de se renseigner auprès des prestataires de ses prestataires…

N’oubliez pas non plus de lire l’article de Serge Soudoplatoff sur la rupture économique imposée par l’évolution technologique qu’est internet, à lire sur son blog :

Le Blog...

Le Blog...




HADOPI vs Attali

Le blog de Jacques Attali

Le blog de Jacques Attali

Je n’ai jamais fait parti des fans de Jacques, mais je vous invite toutefois à lire, sur son blog, sa réaction sur l’HADOPI…c’est en effet un des premiers à son niveau à voir, ou montrer, l’intention qu’il y a  a travers l’HADOPI à défendre les « marchands » contre les artistes autant que les internautes. Ce point reste tout entier à méditer : l’HADOPI ne défend-elle pas exclusivement les majors au détriment même des artistes ?




10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !



Société 2.0 –


La loi Hadopi, rebaptisée « Loi Création et Internet », prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d’avertir d’abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d’auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l’industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu’à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !



1. Elle ne vise pas les pirates !


La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d’auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le « fait, pour la personne titulaire d’un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l’objet d’une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’oeuvres ou d’objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sans l’autorisation des titulaires de droits lorsqu’elle est requise« . Or pour vérifier que l’abonné n’a pas « veillé » à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s’en remettre qu’à une seule présomption : le fait que l’accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l’abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d’autrui qui serait une première dans le système juridique français. L’article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d’autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.


2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité


La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s’il est accusé du contraire ? Comment prouver qu’à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l’ordinateur de l’accusé ? Ca n’est plus la présomption d’innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la défense en feignant d’ignorer que ces droits, dans les faits, ne pourront jamais être exercés.


3. Elle est déjà obsolète.


Puisqu’il n’est techniquement possible que de trouver l’adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd’hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l’abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l’adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé. Sachant qu’il est toujours politiquement beaucoup plus facile de créer une Autorité administrative que d’en démanteler une, est-il utile d’aggraver la charge publique par une énième Haute Autorité qui sera très rapidement incapable de travailler, ou de façon tellement anecdotique que son efficacité sera nulle ?


4. Elle interdit même le P2P légal.


Il n’existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d’auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l’ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d’oeuvres protégées. De fait, c’est donc l’ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort à parier qu’en plus, les FAI qui devront communiquer une liste d’outils de filtrages « efficaces » proposeront des outils qui bloquent automatiquement tous les logiciels d’échange comme eMule, BitTorrent et consorts.


5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL


Pour mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître l’historique des éventuels messages d’avertissement envoyés auparavant aux abonnés. Elle doit donc conserver les données d’infraction pendant une période longue. Si l’abonné est sanctionné par la suspension de son abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d’accès à Internet, qui ont l’obligation de le consulter avant toute ouverture d’accès. Si le nom du client y figure, l’abonné ne peut pas s’inscrire. Or par le passé, la CNIL n’a autorisé ce type de fichage qu’à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu’il a causé est réparé (un remboursement d’impayé pour être retiré du fichage de la Banque de France, par exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l’abonné n’ait la possibilité de mettre fin au dommage qu’il a causé par sa négligence.
On notera aussi que la conservation des données qu’implique la mise en oeuvre de la riposte graduée est équivalente à celle imposée aux FAI pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des questions sur la proportionnalité du mécanisme au but poursuivi.


6. Elle crée une justice à deux vitesses, selon que vous serez puissant ou misérable.


La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d’auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n’agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c’est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.


7. Elle encourage la politique de l’autruche.


Il suffit de regarder le contenu des accords de l’Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu’elles n’ont pas à améliorer l’attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n’est pas effective. C’est-à-dire, au mieux, pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien après, puisque l’accord prévoit un délai d’un an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte graduée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu’ils attendent. C’est la base de tout commerce.


8. Elle a été jugée contraire aux droits de l’Homme par le Parlement Européen


Comment, alors qu’elle sera présidente de l’Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui « invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l’homme et avec les principes de proportionnalité, d’efficacité et de dissuasion, telles que l’interruption de l’accès à l’Internet.« 


9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans.


Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n’ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n’ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l’arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.


10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l’Etat


Lors des Assises du numérique, le président de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l’Hadopi s’est dit prêt à mettre en place « un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour« . 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut connaître l’adresse IP de l’abonné, et demander l’adresse e-mail correspondante au FAI. L’arrêté du 22 août 2006 pris en application de l’article R. 213-1 du code de procédure pénale prévoit que l’identification d’un abonné ADSL et de son fournisseur d’accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d’euros par an, auquel doivent s’ajouter les frais postaux d’envois de lettres en recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.
Pour que l’Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l’Etat, elle devra donc générer en retour au moins 31 millions d’euros de recettes fiscales chaque année par l’augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l’Etat 16 centimes d’euros de TVA. Pour aller à l’équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions de titres par an en plus de ceux qu’ils achètent déjà – ce qui suppose au passage qu’ils n’achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l’industrie moins de 7 millions d’euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une augmentation des ventes consécutive à l’adoption de la loi Hadopi, mais à ce point ?


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com




Cinq gus dans un garage…

Christine Albanel s’est lancée dans une bataille de communication sans se rendre compte qu’à ce petit jeu, elle a déjà perdu. Alors que les médias traditionnels veillent à ne pas fâcher le pouvoir en place pour ne pas perdre ici une interview, là une information exclusive, Internet est beaucoup moins frileux. Beaucoup moins malléable. Et beaucoup plus rapide et imaginatif.

Quelques heures seulement après qu’une dépêche AFP a relayé les propos du ministère de la Culture qui comparait la Quadrature du Net à « cinq gus dans un garage« , un site Internet a été créé pour rappeler aux internautes les enjeux de la loi Création et Internet. Son nom, comme une évidence : CinqGusDansUnGarage.org.

« La Quadrature du Net, collectif de citoyens internautes inquiets des dérives des textes de lois Français et Européens relatifs à Internet et aux nouvelles technologies, est donc un dangereux groupe de gus à cinq dans un garage« , résume le site internet, qui rappelle la réaction de son porte-parole, Jérémie Zimmermann :

« Nous sommes flattés de tant d’attention de la part du ministère ! Cela prouve que l’action des nombreux citoyens épris de liberté qui contactent leurs députés commence à porter ses fruits. Cela révèle la peur de la ministre de se retrouver confrontée aux réalités techniques et à l’opinion des citoyens. Quelque chose nous dit qu’elle n’a pas fini de nous faire rire !

Internet et les technologies numériques, dont le cabinet de la ministre démontre sa méconnaissance totale dans cette loi imbécile, ont été en grande partie inventés par des gus dans des garages ! C’est peut-être un juste retour des choses : l’arrivée dans le débat des gus dans les garages après des années de lobbyistes dans les cabinets ministériels.

Il faut continuer à informer ses députés, en prenant bien soin d’envoyer des mails personnalisés, et surtout en téléphonant et sollicitant des entretiens ! »

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Euh…Christine te souviens-tu de l’histoire de 2 gus dans un garage et de la façon dont ils ont bouleversé l’Internet ?

Le site...

Le site...




Hadopi : le ministère va spammer les députés jusqu’au vote final

Société 2.0 –

Plutôt que de se demander pourquoi les citoyens en arrivent à inonder leurs députés de messages d’inquiétude face au vote de la loi Création et Internet, le gouvernement a décidé de contre-attaquer, et d’envoyer lui-même des messages quotidiens à tous les députés. Drôle d’ambiance à quelques heures de l’ouverture du débat parlementaire.

Voici qui donne du grain à moudre à notre proposition d’audition de Christine Albanel devant une commission parlementaire chargée d’en vérifier l’indépendance à l’égard des lobbys du disque et du cinéma. Non content d’avoir déjà spammé les internautes, le ministère de la Culture a fait savoir qu’il comptait adresser « quotidiennement » à chaque parlementaire un courrier électronique pour expliquer son projet de loi Création et Internet et la riposte graduée.

« Chaque lettre électronique comprendra le témoignage d’un artiste qui s’exprimera sur l’importance de la protection des droits d’auteur et le rôle de cette loi pour sauver la diversité culturelle », a précisé le ministère de la Culture, qui entend s’appuyer sur le site de propagande Jaimelesartistes.fr réalisé en partenariat avec les lobbys culturels.

Parmi les artistes et professionnels qu’il compte mobiliser, le ministère cite l’humoriste Elie Semoun (Sony BMG), les chanteurs Thomas Dutronc (Universal Music) et Calogero (Universal Music), l’acteur Michel Blanc, les réalisateurs Alain Corneau et Luc Besson, les musiciens électro Martin Solveig (Universal Music), le DJ Cut Killer ou encore le contre-ténor Philippe Jaroussky (EMI).

Pour justifier cette campagne de spam qui donnera la parole aux artistes rémunérés par les majors du disque et du cinéma (en laissant de côté la majorité silencieuse d’artistes qui ne souhaitent pas la riposte graduée), le ministère dénonce « les campagnes de désinformation conduites par des groupes de pression libertaires et minoritaires« , en visant en particulier la Quadrature du Net, qui demande aux citoyens d’écrire à leurs députés pour les alerter sur les dangers de la loi Création et Internet.

Le gouvernement constate que les parlementaires sont « actuellement inondés » par les e-mails des internautes inquiets des conséquences de la loi Hadopi sur leurs libertés individuelles et le respect des droits de la défense.

Et plutôt que de se demander ce qui dans la loi peut susciter ces craintes, le ministère choisit de les ignorer, de les réduire à l’agissement de quelques « groupes de pression minoritaires » pourtant suivis par des dizaines de milliers d’internautes, et de brouiller le signal en envoyant lui-même des messages aux députés. C’est une conception étrange de la démocratie.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Sacrée Albanel…

Appeler Besson pour soutenir un projet de loi contre la copie…il se copie tellement lui-même qu’il est obligé de numéroter ses films pour les reconnaitre…

Avoir retrouvé Cut Killer… »Moi j’aime pas les DJ qui prennent vite la grosse tête… » chantaient en coeur NTM et raggassonic à son sujet.

Se lancer dans le spam…

C’est vrai que si on regarde l’action gouvernementale et ses modalités on a vraiment l’impression d’assister à une rupture…mais c’est pas bon signe…




Le spyware imposé par l’Hadopi sera incompatible avec le logiciel libre



Société 2.0 –


D’après le texte du projet de loi Création et Internet, les internautes qui protègent leur accès avec les outils de filtrage labellisés par l’Hadopi pourront s’exonérer de toute responsabilité s’ils sont sanctionnés. Mais pour s’assurer que les filtres sont bien activés, le gouvernement prévoit d’instaurer une communication permanente entre le logiciel et un serveur central. Selon les professionnels du logiciel libre, c’est imposer de fait une obligation d’installer des logiciels propriétaires.



L’APRIL, qui défend le logiciel libre en France, s’inquiète des conséquences du projet de loi Création et Internet dont « une des finalités est d’imposer des logiciels propriétaires de filtrage sur le poste client« .


L’association s’appuie sur un rapport communiqué par le Conseil Général des Télécommunications (CGTI) au ministère de la Culture, et présenté par Jean Berdinau, l’actuel secrétaire général de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques de Protection (ARMT), appelée à devenir la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi). Dans ce rapport, le CGTI indique que la loi vise à « mener à bref délai une expérimentation portant sur le filtrage sur le poste client synchronisé avec un serveur central« .


Il préconise ainsi en substance d’établir une communication permanente entre l’ordinateur et l’Hadopi, pour que l’Hadopi puisse savoir à tout moment si l’outil de filtrage qu’elle impose était activé ou non au moment de l’infraction présumée (voir à ce sujet notre article du 27 cotobre 2008). La loi prévoit en effet d’exonérer ceux qui ont installé des solutions de filtrage sur leur ordinateur, mais encore faut-il avoir la possibilité de démontrer qu’ils étaient installés et activés au moment où l’accès à Internet était prétendument utilisé pour pirater.


« Plus clairement, estime l’April, il s’agit de faire installer un mouchard filtrant sur les ordinateurs de tous les internautes qui craignent de se voir accuser par l’HADOPI, soit parce qu’ils sont incapables de sécuriser leurs bornes wi-fi, soit tout simplement parce qu’ils sont conscients que l’adresse IP n’est pas une donnée qu’ils peuvent sécuriser« .


L’April accuse Jean Berdinau de relayer « les demandes surréalistes des lobbies du divertissement, faisant par là même le jeu des éditeurs de systèmes propriétaires que sont Microsoft et Apple et plus généralement de l’« informatique déloyale » du « Trusted Computing Group »« , dont l’objectif est « la prise de contrôle à distance de l’ordinateur de l’utilisateur« .


« Voudrait-on rendre les logiciels propriétaires obligatoires qu’on ne s’y prendrait pas mieux« , redoute l’association. « Il serait en effet absurde de prétendre filtrer les communications d’un utilisateur de système libre. « Logiciel Libre et dispositifs de contrôle d’usage, de surveillance et de filtrage fermés sont ontologiquement incompatibles. Comme cela a été maintes fois expliqué lors des débats sur la loi DADVSI, sur un système libre, l’utilisateur a le contrôle de sa machine et peut neutraliser tout mécanisme visant à le contrôler ou à le surveiller. »


Si la loi est adoptée en l’état, « les utilisateurs de systèmes libres se retrouveront dans une insécurité juridique discriminatoire intolérable« .


L’April appelle donc « tous les citoyens attachés au Logiciel Libre » à contacter leur député, « pour qu’ils s’opposent au déjà disproportionné projet HADOPI« .


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Allez encore une bonne raison de choisir les logiciels libres…

Jo




Plusieurs articles sur la « loi » HADOPI

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Article de la Quadrature du Net

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Un autre :
Article de l APRIL

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